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mardi 6 novembre 2018

Lettre à un bloqueur du 17...

Je n'irai pas manifester le 17 novembre...

Parce que le fond et la forme de ce mouvement me donne envie de sortir ma hache rouillée...


La forme d'abord (outre le fait que le 17 novembre c'est aussi l'anniversaire de ma Mamoune jolie et que ça va tout me gâcher la journée).

Qu'on m'explique l'intérêt d'aller bloquer (donc avec sa voiture hein, faut pas rêver, on ne bloque pas grand chose avec une trottinette - ou il faut beaucoup de trottinettes ce qui me parait peu envisageable par chez nous) quel intérêt donc de bloquer d'autres voitures qui vont consommer ce foutu pétrole dont le prix ne vous convient pas ?

Vous bloquez quoi en vrai : Des gens qui doivent bosser, aller voir leur grand-mère, chercher leur gosse à la gare ou à la fac, bref, pas des mecs qui prennent leur voiture pour se promener en bagnole  (et quand bien même ils préfèrent se promener en bagnole parce qu'ils veulent / peuvent payer l'essence ce n'est pas votre problème je crois bien), en aucun cas vous n'allez bloquer un membre du gouvernement, un roi du pétrole, ou qui que ce soit qui pourrait directement influencer sur le prix du dit pétrole. Donc vous bloquez inutile... C'est ballot non ? 

Créer des bouchons qui vont polluer pour bloquer inutile, c'est même pire que ballot (je te reparle des gens qui vont bosser ce jour là ??? Non je ne t'en parle pas, tu t'en cognes, ou tu vas dire qu'ils n'ont qu'à être solidaires...).

Alors on va me dire "oui mais faut bien faire quelque chose". Soit. Quelque chose oui, quelque chose d'utile c'est mieux, quelque chose qui va atteindre un vrai but c'est encore vachement plus futé.

Quoi ? Sortir dans la rue, à pieds, devant vos mairies. Toutes les mairies, tous à pied, tous ensemble,  sans bloquer ceux qui doivent bosser ou qui veulent se promener en bagnole. Juste histoire de rappeler que le droit de vote c'est vous qui l'avez (et l'avez eu quand il a fallu voter le premier et le deuxième tour). 

Voilà, ça ne bloque personne et ça atteint sa cible, vos élus. Ceux qui décident et font remonter tant qu'ils le peuvent les infos terrain.

Pour le fond, quoi dire, que ce mouvement se trompe de cible ? Se trompe de combat ? Que c'est quand même putainement égoïste aussi ? Mais vraiment égoïste ! Le mec bloque d'autres gars parce qu'on  touche à son porte monnaie. Pas à sa liberté, pas à sa santé, pas à son droit de vote ou de religion, non non le mec râle, sort parce qu'on touche à son fric !

Le fond est donc bien moisi de mon point de vue.  Je te laisse lire  Anthony Hamon Garrou, il dit très bien, avec tout plein de gros mots soit, mais il en dit plus que moi.

Voilà ça me gonfle aussi le prix de l'essence, oui, parce que je te rappelle que je vie (par choix, comme t'as le choix de bloquer des mecs qui ne t'ont rien demandé) à la campagne, dans un bled où la gare la plus proche est à 7 bornes, où le supermarché est à 5, où le producteur local est aussi à 5, où mon taff est à 20 km le trajet, où ma fille va dans un lycée à 30 bornes et où il n'y a qu'un seul car qui circule le matin et le soir et se  cogne que ma gosse sorte 1/2 h après le passage du bus ou parte 5 h avant son premier cours. Que je suis non imposable (et pas parce que je profite des niches fiscales) que mon mari aussi bosse aussi à temps partiel et qu'il a 2 voir 3 taffs l'été pour que justement on puisse payer l'essence de nos bagnoles.

Tu vas me dire "et toi tu fais quoi ?" ben moi je  dis que la voiture à moteur propre existe mais que personne ne veut autoriser à rouler à l'eau (qui deviendra aussi chère que le pétrole faut pas rêver). Moi j'ai choisi (avec mon mari) une isolation de ouf, avec une géothermie par souci d'économie et pas d'environnement. Que pour l'environnement j'ai justement choisi de n'avoir pas d'inverseur de température (quel intérêt à mettre en froid une dalle béton qui ne sera rafraîchissante qu'au bout de 3 jours ??? Qui consommera l'été l'électricité que je ne veux pas consommer l'hiver, et qui ne me sert à rien vu que j'ai une isolation de ouf ???) Que pour l'environnement mon mari roule en vélo, qu'on regroupe nos courses au même endroit et au même moment, qu'on consomme local justement et  qu'on évite les achats compulsifs (on remplace ce dont on a besoin par exemple et peu ce dont on a envie). 

Je pense aussi sincèrement que c'est un mouvement qui n'est ni réussi ni responsable. Vous allez juste passer pour des guignols, des grogneurs, des râleurs, qui n'apportent aucune solution. Parce que mise à part mettre un gilet jaune sur sa voiture, explique moi ce que vous apportez comme solution ??? C'est à l'état de prendre en charge ton porte-monnaie ? C'est pas à toi de faire les choix ? C'est à l'état de te dire comment tu dois conduire, vivre, voter ? Tu n'es pas capable d'aller  en  mairie le jour des conseils municipaux, d'aller demander les comptes / budget / actions pro-environnement le samedi matin, d'exiger la mise en place d'un point de covoiturage dans ton village ?  

Il y a des solutions, vraiment, il y a en a pleins. Mais ceux sont des solutions collectives, et là c'est juste un ensemble de mouvements individualistes et égoïstes qui met les gens dans la rue. Couper les enseignes des magasins la nuit, proposer des vélos en location pour les petits trajets, faire travailler les acteurs "locaux"  bref, tout ça ça peut aussi se réfléchir en collectif. 

Mais réfléchir en collectif ? Muhahaha,  c'est pas de saison.

vendredi 14 septembre 2018

Retour...

Parce qu'on m'a donné envie de revenir (elles se reconnaîtront)

J'ai arrêté parce que je ne voulais plus écrire, je n'avais plus envie, pas vraiment de matière et aussi parce que j'ai arrêté de lire. Arrêtée de lire les livres il y a longtemps, arrêté de lire les gens.  Ne plus lire et ne plus écrire  vont ensemble. Je n'en pouvais plus de ces blogs vieparfaite/viedemerde (alors pas vous, pas celles qui savent combien je les aime) .

Il y a 2 styles de blogs particulièrement agaçants, ceux où tout va bien, la vie est belle, bien rangée, bien gérée, avec du sport et la bouffe bio dedans. Et c'est culpabilisant (même si parfois, c'est fait pour dire qu'on peut réussir les choses). Et les autres où rien ne va souvent (pour ne pas dire jamais) et c'est toujours la faute de l'autre, au choix (quand ce n'est pas tous ensemble) l'ex, la belle-mère, les conjoints, les collègues, les voisins et les gosses... Et c'est tout aussi horripilant.

Je n'en pouvais plus de lire ce grand écart avec la vie réelle, celle où l'on a tous des joies, des peines, de grands bonheurs et de grands malheurs aussi. Je voulais de l'équilibre et ce qui arrivait dans ma vie ne l'était pas. Je ne voyais pas l'intérêt d'en parler.

Que s'est-il passé depuis le feu il y a 7 mois ?  Du mauvais d'abord, et puis du bon, et puis encore et encore...

2 jours après le feu, mes beaux-parents ont eu un accident de voiture, un peu de verglas et ils ont fini leur course dans un mur, à vitesse réduite, mais l'impact a déclenché les air-bags. Ma belle-mère était secouée, mais mon beau-père a du être hospitalisé, il avait mal partout mais surtout au dos, une série d'examens plus tard et ils l'ont gardé... Un peu, puis beaucoup, puis mis en maison de rééducation, dont il devait sortir fin mars, puis mi-avril, puis fin avril. Jusqu'à ce que je pose des questions, parce que ma belle-mère n'y comprenait rien et ses fils ne voyaient jamais les médecins. Bilan, le cancer de la prostate qu'il avait depuis quelques mois sous contrôle, venait de faire des bonds, des métastases en pagaille, des anémies en veux-tu en voilà, il pouvait rentrer chez lui à condition d'aménager le logement... Ce qu'ils ont refusé. Oui, ils ont tous les deux refusé d'aménager la maison pour qu'il rentre chez lui. C'était du domaine de l'incompréhensible pour moi. Après chacun voit midi à sa porte, il y a certainement des choses que je ne sais pas, mais à fin avril, début mai, j'ai laissé tomber, je ne cherchais plus à comprendre.  J'étais trop en colère, trop occupée ailleurs, pour faire quoi que ce soit.

Ailleurs, avec l’aîné dont on venait d'apprendre qui'l n'avait pas payé son loyer depuis 4 mois...  L'incendie, les brûlures, l'accident ne suffisaient donc pas, il en fallait une couche encore. Il était en grande pauvreté, à devoir choisir entre manger et payer son loyer, déjà qu'il ne mangeait qu'une fois par jour... Il avait eu du mal à se remettre de son échec "post master" puis de l'incendie et ne nous avait rien dit "je pensais pouvoir m'en sortir tout seul, je voulais m'en sortir tout seul"... Cela a été salvateur de toucher le fond et que nous l'apprenions, il a décroché un cdi, en moins de 10 jours, dans une boite de consultants. Ce qu'il voulait, où il voulait, à un salaire inespéré. Au bout d'un mois il était sur les rails.

Ce mois de mai, qui continuait entre les "je sors / je sors pas" de beau-papa, les exigences de belle-maman et la benjamine, qui préparait vaillamment son brevet (et la soirée de fin d'études).  Brevet qu'elle a passé, tenace et têtue. Et puis sa demande de classe européenne, en attente, en attente, en attente. Comme les résultats du brevet. Ils devaient tomber le 11 juillet à 17h. Le 11 juillet jour de mon anniversaire. Je croisais les doigts que beau-papa tienne jusque là, son état se dégradait tellement vite... Et puis moi juillet, depuis 6 ans, ce n'est plus comme avant...  Et elle a eu son brevet, avec mention très bien, les félicitations de son proviseur, de ses profs, de nous aussi bien sûr. Un beau moment de bonheur dans ce début d'été.

Et puis il y a eu le 13 juillet, avec le médecin qui dit "il ne reste que quelques heures...", Le 14 juillet au matin, beau-papa prenait enfin le repos qu'il attendait depuis longtemps.

Alors le brouillard, les demandes, les interrogations, le chagrin. et puis merde à la fin, je ne voulais pas vivre ça encore. Non pas encore, pas encore aussi près de mon anniversaire. Ma colère ne retombait pas. J'ai été (je crois être encore un peu) détestable. Mais surtout je me suis fermée, totalement, à toute forme d'humanisme je pense. Je ne voulais être qu'égoïsme, juste moi et moi et encore moi.

Fin juillet, cette option classe européenne toujours en attente. La consigne était : "si vous n'avez pas de courrier, de mail d'ici fin juillet c'est que c'est bon"... 27 juillet un courrier du lycée. Ma fille défaite, moi la tête ailleurs j'ouvre et  "Votre fille est admise en classe européenne". Bref, mais fichtre tellement bon ça aussi !!!

Août s'est déroulé sans trop de remous (si ce n'est que mon beau-frère cet astre, n'a rien trouvé de mieux que de partir 4 semaines en congés, en camping-car... Si si, voilà le mec vient de perdre son père, sa mère est sans moyen de transport et lui se barre en Vendée, puis à Biarritz, puis en Auvergne pour se changer les idées... Laissant mon mari faire chauffeur tous les jours ou presque. 60 ou 120 km selon les besoins exigeants, continus de belle-maman.  Le cimetière tous les jours, les rendez-vous pris dans la foulée du décès, pour régler les affaires, le notaire, la banque, et le reste.

Coup de bol, notre fille est partie en Bretagne, chez une copine d'Instagram. Un lien de plus, pas inutile du tout. Un bien fou avec cette famille d'une gentillesse extrême. Une copine blondinette, gentillette, présente et affectueuse. Ce dont elle avait besoin cet été.Un grand bout de douceur.

Alors voilà, c'était compliqué, pas envie d'en parler, puis finalement autant vous le dire, c'était une année que je ne revivrais pas. J'ai fermé les écoutilles, je n'ai plus d'empathie. Plus de patience non plus. Alors pour éviter de dire des méchancetés à celles qui ne m'ont rien demandé, j'ai arrêté de lire les livres et les gens, du coup j'ai arrêté d'écrire aussi.

J'y reviendrais...

Certainement.

Plus tard, à un autre moment.

ps : j'ai beaucoup beaucoup cousu par contre.








mardi 17 octobre 2017

Revenir...

Je n'étais pas perdue, juste occupée ailleurs. De l'autre côté de l'écriture.

Mais là, j'écris beaucoup sur des réseaux parallèles à ici. Les faits divers, cette Une malvenue, les hastags... tout ça me remue, me heurte, me donne envie de pleurer ou de hurler.

J'ai vécu. Je sais. Et j'ai une fille...

Comment je le vis ? Mal pour l'instant. Parce qu'il va bien falloir la prévenir, lui apprendre à se défendre, mais est-ce que ça sera suffisant, est-ce qu'elle aura toujours l'énergie pour répondre, faire face ?

Si je reprends ma propre histoire, enfant j'ai été une privilégiée, avec une mère très stricte, une grand-mère pleine de droiture, personne ne se serait amusé à dévier même d'un oeil. Mon père d'un milieu ouvrier, n'était pas fan des blagues de vestiaires non plus et ses potes toujours très prévenants. Peut-être était-ce l'époque ?

Ado, idem, élevée dans une école de filles. Puis la fac avec mes copines et là idem, des jeunes gens futurs avocats qui ne pouvaient se permettre, en public, le moindre écart. La province bien-pensante avait du bon.

Et puis j'ai quitté l'adolescence.

Ma première insulte je m'en souviens comme si c'était hier, alors que c'était il y a 30 ans  tout juste. Dans un bistrot où je riais un peu fort, un mec bourré sort "mais elle peut pas retourner à sa cuisine cette pétasse", je réplique "la pétasse t'emmerde" et il me lance son verre à la tête. Mon sang n'a fait qu'un tour, je saute par dessus la table pour lui asséner une baffe magistrale. Ca a séché le gars et laissé les potes sans voix. Le patron qui était un pote dit à son client "la prochaine fois tu vérifieras qu'elle ne fait pas de catch avant de balancer ton verre à la tête d'une femme".

Je suis incapable d'expliquer ce qui m'a pris, si c'est le "retourner à sa cuisine" ou le "pétasse" qui a servi de mèche, mais je crois que même sans le verre j'aurais fait le tour de la table.

Ma réputation était faite. J'étais la terreur féministe.

Et puis il y a eu un trou noir, alimenté par mon ex-beau-père, cautionné par mon ex-belle-mère et fomenté par mon ex : la femme, cette identité négligeable surtout quand elle ne gagne pas un rond (encore heureux que j'avais fait des garçons parait-il).

Une période où j'ai vécu comme enfermée en moi-même. Ou plus rien ne passait, pas au début, certes, mais sur 10 ans de vie commune les 5 dernières années sont passées de gris clair à noir foncé.

Quand je suis retournée bosser, après avoir changé de vie, un "collègue" me sort "t'as une voix d'hôtesse de l'air, heureusement que ma braguette est fermée sinon je crois que je m'envolerais" J'ai retrouvé mon reflex de bistrot, je lui ai répondu "tu vas trop loin, je ne suis pas une petite que tu peux terroriser". Et j'ai filé droit dans le bureau de son chef, qui me dit "ok il a le sens de l'humour un peu graveleux" "donc il a le droit d'avoir l'humour graveleux avec moi mais avec votre femme vous pensez que ça va le faire aussi ? Quoiqu'il en soit votre boulot à vous de chef, est de le remettre à sa place, si vous ne le faites pas je m'en chargerai mais il ne faudra pas venir pleurer sur la procédure". Je n'ai plus jamais entendu le "collègue" m'adresser la parole.

Ici aussi ma réputation était faite, je dégainais plutôt vite et plutôt méchamment.

Et hier ou presque, Les Inroks et la une avec Cantat., Winstein...  Et tout qui remonte.

On ne m'emmerde plus, j'ai 50 ans, je suis en surpoids et je mords avant d'aboyer. Mais ma fille... ?


lundi 15 février 2016

C'est quand que ça s'arrête ?

Si chez Mamanlit c'est la journée des interrogations logistiques, ici, c'est un peu moins gai.

Et c'est pas le genre de mes billets, mais là, j'accumule un vrai coup de mou. Pas le coup de mou qui me plombe le moral, mais le coup de mou qui me fait m'interroger sur la suite des événements. Une genre de "A quoi bon, puisque rien ne se fait comme c'était prévu".

Rien qui n'aille dans le bon sens, rien qui ne me dise "Cool on va avoir de belles journées en perspectives".

C'est plutôt une succession de projets qui ne se feront pas (voyages qui restent en plan trop loin, , travaux qui ne se font pas trop longs) de "petites" mauvaises nouvelles, de gens de mon entourage très proche malheureux, pas bien dans leur peau et que je ne peux pas aider (enfin je peux toujours leur parler, mais vous savez comme moi que tant que l'expérience n'est pas vécue par l'intéressé, il ne peut pas en tirer bénéfice. Pierrotcadet à l'air de prendre cher et de ne pas se rendre compte à quel point il prend cher mais surtout que ce n'est pas la bonne option de vie qu'il choisi. Dommage à pas 20 ans d'être enfermé dans une relation toute moche, qui le contrarie plus souvent qu'elle ne le satisfait).

Bref, là, cerise sur le pompon, ma mère part à Malte. Non mais c'est cool pour elle, elle recommence à voyager, à sortir et puis elle y va avec ma marraine qui est veuve aussi et qui n'a pas une vie très gaie en ce moment. Je suis ravie pour elle (elles deux) mais ça veut dire surtout que ma Peau d'Ane ne pourra pas partir aux vacances d'avril comme prévu. Et ça fait bien braire. Parce qu'elle avait très envie ma Peau d'Ane d'aller retrouver ses cousins, sa Tatou et sa Mamiechérie.

Bon, voilà, va falloir trouver autre chose, de chouette pour avril. Mais ça va être chaud de consoler la bichette.

Et t'sais quoi, mois avoir mes gosses malheureux, j'y arrive pas.

dimanche 22 novembre 2015

Résistance ?

La résistance s'organise, nous allons à Paris samedi prochain, terrasses de bistrot nous voilà ! Grands magasins aussi.

Je tiens à rajouter que oui, depuis une semaine je suis à fleur de peau, que c'est les montagnes russes dans mes émotions, que je crève de trouille pour mes gosses, mais que non et non et re re non, non Daech, si tu n'as pas la haine d'Antoine Leiris et des centaines de famille qui ont perdu l'un des leurs, il n'y a aucune raison que tu ais la mienne ou celles des miens. Toi, pauvre ramassis d'obscurantisme et d'intolérance tu as fini de me faire peur. Tu as fini de me faire poser des questions. Je refuse, tu entends bien, je refuse de continuer de vivre en me demandant ce qui arrivera demain ou plus tard. Arrivera ce qui arrivera. Mais certainement pas toi dans ma vie. Certainement pas ta stupidité et ton fanatisme. Non, tu entends, NON ET RE NON !

Alors il y en aura pour dire que je suis folle (ça n'en fera que quelques uns de plus) ou que je prends des risques inconsidérés (comme de traverser hors des clous) ou que va savoir quoi encore. Mais tant pis. 

Nos politiques ont fait ce qu'ils ont pu avec ce qu'ils avaient. Auraient-ils pu faire mieux ? Je ne sais pas. Mais vous les donneurs de leçons, allez y prenez leur place aux prochaines élections. Ah ben oui, tiens se faire élire c'est une bonne idée non ? Quoi j'entends dire dans les rangs que c'est truqué ? Oui, ça l'est, truqué par les millions d'électeurs qui tiennent à leurs privilèges de nantis nés dans une démocratie servie sur un plateau. Nés dans un pays où tout leur est dû, éducation, santé, sécurité, croissance. Mais qui ne font que râler après ceux qui sont au pouvoir. Arrêtez de râler, agissez ou fermez là ! Allez courir les rues, tracts à la main pour défendre vos idées ! Allez,  faites des meetings ! Étudiez l'économie nationale et planétaire pour voir si vous auriez pu faire mieux. A tout de suite, c'est moins évident. Assez de vous savoir planqués dans vos petits fauteuils à dire que ci, que ça, que pas bien, que pas fait. Faites, ne dites plus.

Oui, je suis en colère (les phases du deuil certainement). Mais je n'accepterais plus qu'on sorte des vidéos datant du siècle dernier, ou déformées, ou détournées ou sorties du contexte, ou pointant l'une ou l'autre des erreurs faites par des politiques qui eux sont sur le devant de la scène. Mal placés ? Que pour leurs intérêts ? Enrichis sur l'argent du contribuable ? Certainement, mais nous avons les politiciens que nous méritons ! Oui c'est à cause de ces millions d'électeurs qui n'ont pas voté, ou qui n'ont pas réfléchi pour qui ils l'ont fait que nous avons aujourd'hui un gouvernement qui a déçu nombre d'entre-nous. Oui mais aujourd'hui, là maintenant, que fait-on ???Continuons nous de pleurer sur notre sort de cible ? 

Moi pas, moi plus. Je ferai du peu que je peux, j'irai en terrasse et dans les grands magasins. J'irai remercier les flics épuisés qui se trimballent des kilos de protection en trop. Épuisés parce que le terrorisme leur en demande trop. C'est le terrorisme le coupable. Pas quelqu'un d'autre. Uniquement le terrorisme.

Et c'est contre ce foutu terrorisme de mes deux que je rentre en résistance. Je retourne à Paris, en terrasse et fuck la trouille !

lundi 16 novembre 2015

Ca aurait pu...

"Ca aurait pu", voilà moi j'ai ça en tête depuis 3 jours. Ca aurait pu être l'un ou l'autre. Ca aurait pu être celui-là ou encore un autre. Et je me sens parfaitement déplacée de rajouter un "ça aurait pu" à une liste de centaine de "ca a été lui/elle". Mais j'arrive pas à passer à autre chose. J'ai l'impression d'être comme cette bête politique de par chez moi qui dit "Ca aurait pu être ma ville"... Qu'est ce qu'on s'en fout de cette petite, ridicule ville de province que tu veux faire plus grosse qu'un boeuf, pauvre grenouille mégalomane et égocentrique que tu es !

Je suis aussi affreusement inquiète pour ma fille, qui n'a pas oublié le début d'année et qui publie sur son petit compte FB toute l'angoisse qui l'habite.


Peau d'Ane ( 22 h )

A la radio une mère à dit : "J'ai offert la mort de mon fils alors que je voulais seulement lui offrir une place de concert."
 Commentaire : Lilou
  "Ma bichette, ce n'est pas cette mère qui a offert la mort à son fils. C'est le terrorisme. Elle a fait son boulot de mère. Ceux sont eux les responsables, pas cette maman."

Bien sûr que j'ai été lui parler ! Encore et encore et expliquer encore.

Elle était surprise de me voir monter dans son lit, elle a cru que ce n'était pas bien ce qu'elle avait fait. Je lui ai dit que si elle avait bien fait, parce que c'était son droit d'avoir peur et de partager à sa manière tout ce qui tourne en boucle à la maison depuis vendredi soir. J'ai rajouté  que le commentaire que j'avais mis n'était pas que pour elle, il était aussi pour ceux de ses amis qui liraient son message. Non ce n'est pas la faute de cette maman.

Hier soir Peau d'Ane a fait ses ongles en bleu / blanc / rouge. Et s'inquiétait ce matin de ce qu'allait dire son principal au collège. De ce qu'allait dire ses potes de classe (pas de ses ongles).

Ca aurait pu être mon fils à une terrasse de café, ça aurait pu être le cadet dans la rue qui l'emmène à l'école. Ca aurait pu être le frère de l'une ou de l'autre de mes amies qui habitent là, dans ce quartier, ça aurait pu être n'importe lequel de nos proches ou amis ou connaissances.

Ca aurait pu. Comme si 132 et les centaines d'autres n'étaient pas déjà bien trop !

J'ai 50 ans, 3 enfants et je pense à chacun d'entre vous, qui êtes dans ce monde, que ma génération à construite.

J'avoue, que j'ai peu. Que je suis terrorisée même.

Mais qu'est ce que je peux faire ?

mercredi 5 août 2015

Consommer local...

Tu sais que je vis à la campagne au milieu des champs de colza, blé, orge, et divers.

Donc parfois il m'arrive de rencontrer un ami (ou pas) agriculteur, éleveur ou paysan de chez moi.

Et de discuter avec lui / elle / eux, je suis curieuse de tout (sauf de la vie des araignées et autres insectes, que veux tu, moi j'aime moyen les michounneries qui causent pas l'humain), bref.

Hier soir, je laisse ma fille en Mongolie Beauceronne* et profite du dîner pour discuter avec l'agriculteur local.

Bien évidemment en pleine crise, il était difficile de passer à travers l'actualité.

Un convive de dire "oui, heureusement que vous êtes là pour fournir le blé à notre meunier"

Et mon paysan d'ouvrir de grands yeux !

"Ah mais non mon bon ami, le blé que j'ai moissonné la semaine dernière, il ne sert à pas faire le pain ici !"

"Mais comment ça ?"

Je te la fais plus courte que le diner, mais mon paysan était un poil remonté contre les gars du gouvernement qui ne savent MËME PAS comment fonctionne la production agricole française.

C'est bien beau de dire "faut consommer local" mais pour consommer local faudrait-il encore que les produits des champs environnant restent "locaux". Or ça n'est pas du tout le cas.

Je t'épargne le trajet des semences, je n'ai rien compris, par contre j'ai bien compris que cette année, il y a eu deux gros points de culture qui ne seront pas locales :

- les faveroles (des fèves semblables à des pois chiches) qui sont cultivées ici en France pour être consommées à 95% par les Egyptiens. Oui Madame ! Les fèves que tu vas trouver en Egypte sont produites en France. Pourquoi ? Ben parce qu'en Egypte fais trop chaud pour que ça soit rentable. Alors les Egyptiens nous confient la culture.

- le blé lui est cultivé en France, mais pas vendu en France. Il est "mutualisé" en silo, négocié quasi au quart d'heure près, d'avril à fin juillet pour être vendu à un négociant local (au prix du cours du jour de la vente - l'agri décidant s'il peut le garder en silo, le vendre, le mettre en benne etc etc jusqu'à quasi mi-aout). Ce négociant le revend à un intermédiaire régional, qui va le vendre à un exploitant national, qui va le revendre à un groupe mondial qui lui le revendra à un autre groupe alimentaire mondial, pour redescendre en produit fini jusqu'au supermarché local. Donc le blé de Beauce peut parfaitement se retrouver en Ukraine et le blé Ukrainien se retrouver dans nos usines de fabrication de farine en France, être transformé en nouilles en Italie, voyager dans un camion tchèque, être revendu par un négociant néerlandais pour finir dans notre supermarché à 5 km de chez nous. La traçabilité du blé est assez floue faut dire. Les USA sont un peu plus "protecteurs" mais les Russes aiment bien nous acheter du blé, alors qu'ils exportent le leur. Une histoire de volume, de prix, de j'saispasquoi.

Alors oui, il a raison mon paysan de monter sur son tracteur pour répandre du fumier devant la préf de région. Parce que bon, à force de lui faire monter les cheveux, il a réellement de quoi criser.

Et encore, il m'a dit que cette année, le prix du blé allait un peu compenser le prix des faveroles qui ont été produites à perte.

Pauvres de nous.

* La Ferme autour du Grain  ou La ferme pédagogique (FB)C'est très chouette, Martine, Bertrand et les garçons sont des hôtes très accueillants. Faut pas hésiter hein, c'est tout à fait dépaysant. Et d'un calme, mais d'un calme (sauf quand le chat a décidé de dépecer sa souris sous la table, ou de faire rentrer un petit lapinou sous la yourte, ou encore que cochonou lui trouve qu'on mange des trucs trop appétissants et qu'il voudrait bien participer et se manifeste bruyamment. Mais une fois que tout le monde était apaisé, c'est d'un silence vraiment quasi lunaire.

dimanche 7 juin 2015

Ou il apparait que l'instinct maternel n'en a rien à faire...

de la rationalité.*

Ce matin l'Amoureux travaillait, tôt, très tôt, un poil trop tôt d'ailleurs : 4 h 15.

Je l'attendais de retour vers 8 h grand max. Et à 8 h 30 toujours personne. Je laisse donc un petit message pour savoir s'il ramène les croissants. Il me rappelle, en disant...

"Je vais avoir un peu de retard, il y a eu un accident de voiture, 4 jeunes..."

J'ai pensé : Oh merde le Cadet !

Et de battre mon coeur s'est arrêté.

"Des gamins que je ne connais pas."

 Alors mon coeur est reparti.

"J'ai du appeler l'adjoint à 4h 30, elle m'a dit "C'est mes gosses ?!! "

Et de battre son coeur à elle s'est arrêté... 

 "Non c'est pas tes gosses" "T'es sur ?" "Oui je suis sûr, c'est pas tes gosses"

Et son coeur à elle est reparti



4 jeunes alcoolisés et drogués, se sont envoyés, à plus de 100 km heure, le parterre central du village, la voiture a sectionné un poteau en béton et défoncé le mur d'enceinte de la propriété juste derrière.

Ce matin, à 6h, quatre parents ont reçu un appel téléphonique...

"Gendarmerie Nationale..."

Et de battre leur coeur s'est arrêté.

Le prochain gosse que j'entends répondre à sa mère d'un ton excédé, "T'inquiètes !" je le scotche au mur.

* Nos gosses respectifs étant dans leur lit, peinard, même pas sortis de la soirée.

mercredi 27 mai 2015

Le TBC...

TBC comme ça, si ça ne te dit rien, c'est normal.

Même moi, ça ne me disait rien jusqu'à il y a quelques mois. D'ailleurs j'avais vite oublié ce que ça pouvait être.

Jusqu'à ce que Nath au Japon me replonge dedans avec une photo. Avec cette photo :

 
Soniaj'saisplusquoi
 
 
Alors sache que je trouve cette Soniaj'aisplusquoi totalement barrée, pour ne pas dire parfaitement dangereuse. Et que ses milliers de followers sont tout aussi jetées qu'elle, exhibitionnistes (comme elle hein) et des pros du Photoshop (elle itou)
 
Donc TBC c'est Top Body Challenge... Oui madame rien que ça.
 
Un programme que tu commences avec des dizaines de milliers d'autres et qui est censé te faire obtenir un corps de déesse en 12 semaines chrono. Donc nutrition à la con et exos de dingos... pour une somme (modique) de 70 euros... ouaip Madame, 70 euros multipliés par des milliers de crétines et ça donne :  une gourou.
 
Je ne commenterais pas l'aspect esthétique du bouzin, on aime ou pas.
 
Par contre, je m'insurge hautement contre les aberrations dont sont truffés les TBC de cette Sonia ou de n'importe quelle autre gourou du même genre.
 
Nulle part il n'est fait mention du fait de commencer par aller voir un médecin. Histoire de vérifier que ton cœur tiendra le choc fasse aux exos cardios et d'endurance qu'elle intègre, et que tes tendons / articulations ne vont pas sauter les verrous pendant les enchainements (notamment les burpee - ça sérieux, ça devrait être interdit dans tout programme à domicile), sans oublier d'aller voir une sage-femme parce que bonjour les problèmes de périnée avec ses abdos crunchs ! Et aussi vérifier que ton organisme est bien fait pour supporter les innombrables carences alimentaires que tu vas t'infliger en 12 semaines en suivant son programme de nutrition.
 
Donc 1/ nulle mention de voir un médecin...
 
2/ la nutrition : Quand tu lis son programme, tu te dis que c'est que des fruits et des légumes et que c'est bon pour la santé. Oui, sauf que t'oublies les protéines et les féculents. Alors c'est pas grave quand t'as quelqu'un qui t'amène doucement à ce style d'alimentation et que ton organisme veut bien suivre, mais dans certains cas, tu signes pour ton arrêt de mort (moi par exemple deux jours comme ça et je crève du pancréas - je sais mon cas est une exception). Par contre, dans la majorité des cas, pour ne pas dire la totalité, tu signes surtout pour un apport en fibres qui va te liquéfier les intestins (glamour quand tu nous tiens). Et les irriter aussi. Et te vider de ton énergie. Et aussi mettre ton organisme en mode "c'est la guerre" (donc récupérer tout ce qui est perdu en moins de 3 semaines). 
 
Donc 2 / nulle mention de voir un médecin...
 
3/ le suivi... Ben y'en a pas. Comme chez n'importe quel gourou. Personne pour corriger les postures, personne non plus pour dire qu'il y a des ajustements à faire dans l'alimentation.
 
Donc 3 / nul suivi.
 
Alors qu'est-ce que ça donne pour de vrai son programme ?
 
Mes cops des Zouailles ont malheureusement eu l'occasion d'en voir les dégâts... Déchirures musculaires pour les moins graves, hospitalisation pour les pires. Avec entre les deux de nombreuses blessées à moyen ou long terme et surtout de manière systématique une reprise des kilos perdus dans les 5 mois qui suivent. Et pas juste une reprise, une reprise exponentielle.
 
Ce programme est une merde noire infinie.
 
Il ne te réapprends pas ton corps, il t'impose celui d'une autre.
 
Il ne t'apprends pas l'équilibre, il t'impose de le suivre ad vitam.
 
Il ne t'apprends ni la mesure ni le bien-être mais une continuelle compétition.
 
Au final (et suffit de voir les photos) il t'amène surement vers de l'anorexie mentale.
 
Comme s'il n'y avait pas assez d'emmerdes dans la tête des jeunes filles....
 
Bref, sachez le, celle là, à part mon pied aux fesses, je ne suis pas prête de lui donner ma bénédiction.


mercredi 18 février 2015

Les voisins...

Hier en rentrant à la maison, je me suis retrouvée face à un évènement que je n'avais rencontré qu'une seule fois, en ville, dans ma vie d'avant.

Deux femmes se crêpaient le chignon, dans le sens littéral et figuré du terme...

L'une s'engageant dans une montée se trouvait bloquée par l'autre qui n'avait pas vu/fais attention/s'était cru pouvoir passer face à l'autre.

Bref, je n'étais pas là au début, je suis arrivée alors qu'elles étaient à deux cm l'une de l'autre, parechoc contre parechoc.

J'ai attendu un peu, puis en entendant le ton monter entre l'une et un conducteur coincé derrière la voiture descendante, je suis sortie en demandant très gentiment à la voiture montante de se reculer et de se dégager de ce guêpier. Qu'avais-je proposé !!! "Priorité au montant Madame, vous croyez que je vais bouger alors que c'est volontairement qu'elle s'est engagée, non et non je ne bougerai pas !" (je vous la fait courte hein, un flot de haine, de colère et de venin comme rarement entendu).

Je trouvais que c'était une telle broutille ! Il était difficile pour la descendante de reculer (trop de voitures derrière elle, trop peu d'espace à sa gauche), alors qu'en deux minutes à peine, il suffisait que la montante recule et que tout rentre dans l'ordre.

Mais non, hurlements, vociférations, insultes.

Alors le monsieur est remonté dans sa voiture et je me suis éloignée de la Harpie.

Voilà qu'une femme sort d'une autre voiture, vient directement vers moi - mais pourquoi donc ? -  me dire que la Harpie a raison, que je n'ai pas à m'en mêler, que la descendante n'est qu'une "Emmerdeuse" de première, qu'elle prend un malin plaisir à "emmerder" le monde tout le temps, qu'on la connaît bien dans le voisinage, que les "Voisins" sont des gens bien mais qu'elle non, c'est "L'Emmerdeuse" venue d'on ne sait où.

Houlàlà, doucement les basses hein, moi j'avais juste envie de rentrer chez moi, pas qu'on m'explique la vie du village. J'ai (pas très gentiment je l'avoue) renvoyé la Voisine à sa voiture en disant que moi j'allais faire demi-tour et laisser tout le monde passer la soirée au milieu de la rue.

C'est à ce moment là que la Harpie sort de sa voiture, enjambe les parechocs et sort l'Emmerdeuse par le col du manteau ! Devant les enfants (petits les enfants hein) qui se mettent à hurler de terreur. La Harpie sortant des baffes à n'en plus finir, l'Emmerdeuse lui chopant les cheveux à pleine mains. Le conducteur en essayant de les séparer s'est pris une mandale digne d'un combat de catch, a fait marche arrière, puis dit "j'appelle la police".

Les enfants hurlaient de plus belle, et la Voisine encourageait la Harpie à défendre ses droits de conductrice.

Un conducteur a fini par klaxonner assez fort pour que les deux femmes se lâchent enfin. La Harpie est remontée dans sa voiture et a défoncé sans autre procès le parechoc qui la gênait pour s'engager dans la montée.

Étant juste derrière, je me suis approchée de l'Emmerdeuse en renvoyant vertement la Voisine à ses chèvres. J'ai laissé ma carte de visite, pour porter témoignage. Les enfants étaient en sanglots, pauvres petits !

La gendarmerie arrivait au moment où je partais, je les ai laissé se dépatouiller avec la Voisine, l'Emmerdeuse et le conducteur qui les avait appelés.

En arrivant au carrefour devant l'école, je vois la Harpie décrire avec grands gestes et colère noire ce qui venait de lui arriver. Je me suis dit qu'avec la gendarmerie à 500 mètres, elle allait peut-être redescendre de son nuage de haine.

J'ai été appelé dans la soirée par l'Emmerdeuse, qui m'informait que la gendarmerie allait me contacter. Elle n'avait pas l'air plus étonné que ça de la réaction de la Harpie. Ce n'était pas la première fois qu'elle l'agressait de la sorte. C'est une voisine "pas facile" me dira-t-elle, en avouant n'avoir pas bon caractère elle non plus.

La gendarmerie m'a appelée en effet, je vais devoir passer au poste faire une déposition.

Avec toute cette haine entre voisins, comment voulez vous qu'on s'en sorte au niveau national ?

mardi 13 janvier 2015

Entorse...

Oui, mais pas Peau d'Ane non.

Moi, enfin ma dent.

T'y crois pas ?

Ben je t'assure que ça arrive.

C'est la barre de cacahouètes au caramel la fautive. Si, oui, la barre de cacahouètes au caramel. Parce que non et non ma gourmandise n'a rien à voir avec ça.

Le dentiste m'a dit "ça arrive pas souvent, mais ça arrive".

Bref, j'ai découvert l'entorse de la dent et je te prie de croire que c'est douloureux.


jeudi 8 janvier 2015

Je suis ...

Charlie.
Un flic.
Un agent de service.
Une victime.
Un pays en deuil.

Je suis triste, indescriptiblement triste.

J'ai rencontré Wolinsky, dans une salle de correction une fois. Un homme libre. Vraiment.

J'ai maintes fois tenté de recopier le nez pointu de Dorothée.

J'ai lu, souvent, Charlie Hebdo dans les cafét de la fac ou dans les gares.

Je l'ai commenté aussi, trouvé dur, provocateur mais souvent juste et tellement drôle.

Ce soir, je suis Charlie, une victime.

Demain, je serais libre et je continuerais de défendre le droit de dire que l'on est pas d'accord.

Mais d'abord je vais en finir avec mon chagrin à la République, comme dit un facebookien de mes amis.

En attendant, je sais que vous êtes toutes Charlie.






Et une autre, parce que sérieux, ça doit faire marrer mon père de les avoir à portée


:

 Papa, je te confie Charlie !



lundi 20 janvier 2014

Week-end en fanfare...

ou pas...

Ca commence vendredi soir,  par Môsieurl'ainé qui vient avec PetiteAmie. Allez savoir pourquoi pas moyen qu'on finisse de diner avant 21 h 30 (c'est toujours un peu plus compliqué quand tous les ados sont là et je n'arrive pas à savoir pourquoi). Donc pas un seul œil sur les infos.

Samedi matin on récupère la petite copine de Peau-d'Ane pour cause d'évènement musical majeur, puis j'accompagne Môssieurl'ainé prendre la mesure de la voiture - si oui, il a son permis depuis le 8 janvier ! -  puisqu'il devra raccompagner PetiteAmie à la gare. Donc déjeuner vite-fait toujours pas d'infos audio ou télévisuelle.


Samedi  13 h 30, direction Evreux pour la retransmission du concert de Violetta. Nous faisons partie des salles qui n'ont pas fonctionnées, annulation annoncée au bout de 3/4 d'heure, les filles sortent en pleurs. Il a encore fallu patienter 3/4 d'heure pour donner nom et adresse pour un éventuel remboursement. Nous rentrons donc avec mission de consoler les filles et nous avons passé une grosse partie de la soirée avec elles à faire karaoké Violetta. Toujours pas infos nationales à notre actif.

Dimanche midi, Môssieurl'ainé  part avec son père pour voir une voiture, il revient vers 13 h, on discute donc de la voiture, nous n'allumons toujours pas la télé.

Dimanche 14 h ma sœur appelle. En guise de préambule elle me dit "ben j'attends des nouvelles de maman"... euh... "y'a un problème ?" Et c'est là qu'elle m'annonce que son village est en vigilance orange depuis 3 jours, qu'ils sont inondés et qu'elle m'envoie sur une page Facebook pour que je constate les dégâts. Ma mère est dans l'une des zones touchée, pas moyen de la joindre, mais les pompiers estiment qu'étant valide et dans le seul immeuble non inondé de la résidence, elle n'est pas prioritaire. Ils tiennent compte de l'appel de ma sœur mais iront plus tard après avoir fini d'hélitreuiller les autres habitants du port qui eux sont sous 2 mètres d'eau.

J'ai pris un tgv dans le buffet selon l'expression à la mode cette semaine.

Ma mère et ma sœur sont sous l'eau depuis 3 jours et je n'en sais rien !!!!

Bref, ma maman va bien. Elle n'a pas été réellement impactée, puisque son immeuble est le seul non touché de la résidence.



Son appartement est derrière le sapin du milieu
L'ennui étant qu'elle y était seule jusqu'à hier soir, ce qui nous inquiétait fortement ma sœur et moi. Oui c'est une résidence de vacances, l'été on y circule difficilement mais l'hiver, il n'y a pas un chat. Ma maman vit là avec 4 autres personnes. Mais qui ne sont pas dans la même barre d'immeuble. Depuis ses voisins sont venus pour constater les dégâts (qu'ils n'ont pas sauf pour leur voiture dans un sous-sol plus loin qui lui est transformé en piscine sur-olympique).

Ma maman avait bien entendu l'orage, mais puisqu'elle ne voit pas la route de son appartement en rez-de-jardin (à cause du sapin) et qu'elle ne voit pas de l'autre côté de son immeuble (à cause du couloir de desserte des appartements) elle ne voit que sur le jardin et donc n'avait rien constaté de dommageable. Seul la coupure d'électricité l'a un peu gênée, puisque sans électricité pas de télé...  Une fois l'électricité revenue, elle a repris sa petite vie, son match de rugby etc. Et quand elle a vu ma sœur et une amie arriver - venues une fois qu'elles ont eu l'autorisation de circulation des pompiers vers 15 h - toutes les deux super inquiètes, elle a dit "mais qu'est-ce que vous faites là ? Je ne vous attendais pas". Et ma sœur de lui expliquer le pourquoi du comment, l'amie de lui montrer les photos.

Tout est bien qui fini bien pour elle, mais pas pour tous. Les dégâts sont innombrables. La ville par contre fait un travail formidable de communication avec les gens, tant les Londais que les lointains.

Me reste maintenant à me faire rembourser les places du concert de Violetta... Ca ne va pas être simple apparemment.... Les cinémas Gaumont-Pathé ont une notion toute relative du dommage et de la gratuité. Un communiqué informe qu'une diffusion gratuite sera accessible samedi 25. Sauf que gratuite non, les places ont été payées. Le samedi 25 ça ne sera plus un direct mais un différé... 17 euros le différé alors que les moins de 12 ans payent 4 euros la place de cinéma, comment dire, ce n'est pas vraiment compatible avec l'humeur des clients... Bref, on s'achoppe un peu sur les réseaux sociaux. Ca me fait marrer un peu aussi. Ca a beaucoup fait pleurer ma fille et les autres petites filles. Ca a aussi beaucoup agacé les parents, et je pense que ça n'est pas fini... Y'a des choses plus graves dans la vie, j'en suis fortement consciente. Comme de savoir qu'un homme est mort noyé dans sa cave parce qu'il voulait récupérer des albums photos, les souvenirs de son mariage, les mettre à l'abri. Mais je ne peux que compatir pour cet homme, alors que je peux agir pour ma fille.

Il n'empêche que j'espère que votre week-end a été plus calme que le mien.

mardi 17 décembre 2013

Des fois quand même...

Ca fait braire !

Oui, vraiment ça fait braire !

La blogo fait braire !

Enfin non pas que la blogo, mais aussi, les "community manager" (les employés des marques qui organisent des soirées) en conviant le ban et l'arrière-ban pour promouvoir en décembre un produit qui sortira en avril et qui met en extase 95 % des beauty-blogueuses qui sont "trop trop contentes de présenter un truc en avant première, mes chéries".

Avant-première qui est diffusée à des milliers d'exemplaires mais qui coûte tout de même bien moins chère, véhiculée par les réseaux sociaux, qu'une campagne de 15 jours dans les grandes villes en 4x3.

Bref, donc d'un côté nous avons des marques prêtes à tout ou presque, et de l'autre 95 % des blogeuses de moins de 35 ans, prêtes à tout - et là pas presque - pour s'offrir deux tonnes de produits gratos, en écrire plus ou moins bien sur leur blog / fb / instagram, et surtout s'en vanter et s'en gargariser auprès des lectrices sans esprit critique (ou presque) :  leurs fans qui n'en peuvent plus que leurs héroïnes soient aussi bien vu par les marques.

Ne nous leurrons pas, les marques se fichent éperdument que ça soit Chose ou Bidule qui reçoive ou écrive. Du moment que l'une ou l'autre le fasse !

Mais comment peut-on être aussi cruches ? Non mais vraiment, comment peut-on se persuader d'être une référence en matière de rouge à lèvres alors qu'on n'a pas l'ombre du début de commencement d'une idée sur la fabrication du dit-produit ? Comment peut-on se vanter d'avoir x mille followers, ou x likes de filles pour la plupart qui n'auront jamais les moyens - j'entends par là, qui n'ont pas les moyens mais s'offre le luxe - de s'acheter un rouge à lèvres à 23 euros ? Comment ?!

Idem, comment peut-on dire des blogeuses, que se sont des crevardes, alors que ces community managers tomberaient dans le coma si jamais il leur en manquait ne serait-ce qu'une de ces crevardes ?

Vous vous demandez bien ce qu'il me prend là d'un coup non ? Il me prend qu'une très gentille fille, une vraiment très gentille fille, a la tête qui tournoye à cause de la parole de l'une vis à vis des autres. Cette très gentille fille a entendu (à plusieurs reprises) le mépris des premières vis à vis des secondes. Mépris "justifié" pour la grande majorité (il n'y a qu'à lire le nombre absolument effarant de blogs où ces filles se justifient d'être invité à telle ou telle soirée et d'en dire que franchement c'était nul, parce qu'elles n'avaient même pas eu le grand format de tel ou tel produit), mais qui n'a pas de mise ailleurs que dans la sphère privée. Parce que non, on ne crache pas dans la soupe que l'on soit le cuistot ou l'invité !

Voilà pourquoi je m'emballe, parce que cette gentille fille est toute chafouin d'être assimilée à ces crevardes et que non vraiment non, elle ne mérite pas ça.

Alors je sais que mon audience purement amicale (ou alors du au hasard) n'aura aucun risque de pouvoir remonter l'information aux intéressées, mais peut-être ma gentille fille aura alors conscience de mon soutien (même si je l'ai averti par d'autres moyens).

Franchement des fois quand même, la blogo, ça fait braire !

dimanche 1 décembre 2013

Sortir de sa zone de confort...

Cette dernière semaine a été rude pour moi. Rude professionnellement parlant j'entends.

Mon patron, qui est aussi DAF et DRH, m'a demandé il y a quelques semaines d'intégrer un groupe de reporting budget (déjà associer anglais + budget ça me file de l’urticaire, alors intégrer le machin, bref).

Soit, intégrons. Mais intégrons avec quoi à la base : RIEN ! Que dalle, nada, nitchs, nothing.

Parce que chez moi budget, ça veut dire chiffres, factures, compta.

Et qu'à part valider deux factures la semaine, je n'ai pas accès au logiciel de compta, je n'ai pas accès aux chiffres des budgets, pas non plus fait de compta depuis 26 ans.

Si je n'avais pas, depuis l'arrivée d'un aide comptable aussi doué que mes genoux, contrôlé attentivement les factures qu'il me présente sur mes "services", je n'aurais même pas la moindre idée de ce qui est payé ou pas dans ma zone d'activité (papeterie, voyages, entretiens des bâtiments).

Donc, après avoir dit "euh mais je n'ai jamais fait de compta et surtout je n'ai pas accès au logiciel" je me suis retrouvée avec une chouette invitation à la réunion de reporting jeudi 28 à 10 h.

Et rien d'autre.

Pas même les chiffres des budgets.

Donc, le 20, je commence à poser quelques questions, dans le genre "m'en va faire quoi à la réunion en fait ?" La réponse est sans appel "nous dire où tu en es des budgets des comptes n° 600 et des brouettes"

C'est quoi les comptes 600 et des brouettes ? Mystère. Je re-rappelle que je n'ai pas fait de compta, que je ne sais pas du tout comment ça fonctionne et que, mis à part différencier les factures de mon plombier de celles de mon fournisseur de papier chiottes, je n'ai toujours pas compris ce qu'on attendait de moi à cette réunion.

On m'envoie donc gentiment, le 24, une liste de comptes n° 600 et des brouettes et les chiffres qui vont en face avec 4 dates, les fins de trimestre de l'année comptable sur laquelle nous fonctionnons. Mais pas les sociétés qui sont dans les comptes, pas accès non plus au "grand livre", ni aux factures autres que celles que j'ai déjà. Et on m'installe le logiciel de compta qui me permet au moins d'avoir accès aux grands livres.

Je n'en ai pas dormi pendant 3 nuits ! Mais pourtant j'ai trituré les chiffres, fait des tableaux croisés dynamiques pour avoir des infos à expliquer, revu toutes les dates de passages, les contrats, les trucs et les machins que je rencontre quotidiennement. J'ai essayé de coller pile à la demande, comme en maths quand tu réponds aux questions et rien qu'aux questions sinon tu pleures de terreur devant l'énoncé.

Le jour J, j'étais quasi malade. Me demander à moi de sauter dans le grand bain de la compta avec zéro info, zéro formation et zéro aide, on va dire que ça m'a un peu mise de mauvais poil.

A 10 h chacun y va de son petit tableau, tout propret. Sauf que je ne capte pas vraiment ce qu'a à voir un total des chèques reçus avec notre reporting budget. Que si moi je me suis acharnée à faire un suivi des entretiens au millimètre pourquoi ma collègue de l'autre filiale a posé 4 noms et 3 n° de téléphone sans autre explication dans un pauvre tableau même pas droit.

Je me suis fait braire pendant 3 jours à tourner les chiffres dans tous les sens sans rien y comprendre mais à sortir ce qu'on me demandait avec des graphiques, des annotations, des interrogations alors que là, deux branquignoles n'ont même pas affiché le moindre tableau en rapport avec la réunion !

Arrive ma collègue "superviseure" avec tous ses chiffres bien alignés, bien nets, bien calés dans les starting blocs, arrêtés au 30/09. Elle sait expliquer que les prévisions faites en début d'année seront tenues ou pas, que les chiffres seront comme ci, comme ça. Et mon chef d'applaudir des deux mains. Sauf qu'elle fait du suivi de budget depuis 15 ans elle !

Ca bout un peu version cocotte minute dans mon petit cerveau. Et j'ai fini par dire "Vu que je me suis débrouillée toute seule, vous aurez les chiffres cumulés à la semaine dernière, parce que non je ne savais pas que je devais ventiler / arrêter les comptes au 30/09".

J'expose ce que j'ai, à savoir pas grand chose, mais au moins, les entreprises par comptes, pourquoi le budget travaux est explosé, comment il l'a été aussi. Et une liste d'interrogations longue comme le bras. Pourquoi les factures machins sont ventilées sur 3 comptes différents ? Pourquoi la facture bidule est dans le compte n° truc alors que c'est du tuyaux plastique et que ça n'a pas grand chose à voir avec l'entretien véhicule ? Pourquoi le chiffre du budget prévu au 30/09 est le même que celui prévu au 30/6 ? Pourquoi on me demande suivre les factures de locations de voiture alors que le compte ne fait pas partie de ceux qu'on ma demandé de vérifier ? Pourquoi les factures des billets d'avions n’intègrent-elles pas le compte "voyage professionnels" ?

On voulait que je m'implique, je me suis impliquée, et là on me dit "euh, mais c'est bien, t'as bien suive, on voit qu'il y a des trucs qui ne vont pas mais on ne voulait pas tant de détails"

J'ai failli traverser la table.

Mais je me suis contentée du "c'est bien, au moins on sait que c'est suivi et qu'il y a des erreurs dans la ventilation des comptes".

La prochaine fois, je ferais comme les autres, a stricto minima, ça suffira bien et ça préservera mon sommeil.

Franchement, je me demande encore comment ma boite peut tenir debout...

lundi 29 juillet 2013

Vacances...

Je crois que j'ai besoin de vacances, ou de magnésium ou de j'sais pas quoi, mais je ne vais pas bien.

Je rumine, je me vexe, je me referme, bref, je suis grognon et pourtant j'arrive à dormir entre 7 et 8 h par nuit ce qui ne m'est pas arrivée depuis des lustres. Bon ok, c'est par tranche de 3 heures, mais j'arrive à faire 3 h + 40 mn de réveil + 3 h + 20 mn de réveil + 1 à 2 h, nan vraiment c'est bien pour moi.

Mais j'sais pas, je ronchonne pas mal, je pleure aussi, je réagis ++ comme dirait ma potesse la doctoresse.

Les hormones de la pré-ménopause ???

(et si c'est ça ben j'ai les boules pour de bon ...)

jeudi 30 mai 2013

Et en plus, il pleut...

En plus de quoi ?

En plus de mon moral en berne et de mon indicible envie de prendre le large.

Il y a quasi un an, j'ai acheté un carnet , sauf qu'il a fait long feu et qu'au bout d'un mois il était perdu au fin fond du tiroir. J'ai des circonstances atténuantes, je sais. Mais j'ai pris quatre kilos en douze mois (c'est toujours mieux que les 12 repris l'année d'avant).

J'ai eu envie de me refaire l'historique de mon poids, histoire de voir là ou ça a bien merdé et pourquoi. Après je ne sais pas ce que j'en ferais, rien certainement...

Août 1985 : 55 kg (19 ans, c'est l'été où j'ai rencontré l'ex)

7 ans plus tard

Septembre 1992 : 52 kg (26 ans, mois de mon mariage, j'ai failli perdre ma robe dans l'église)

3 ans plus tard

Avril 1994 : 66 kg (28 ans, mon fils a 18 mois, le diététicien que je vois me dit "vous avez 10 kg de trop"... je ne sais pas trop ce que je lui ai répondu, mais je n'y suis jamais retournée)

7 ans plus tard

Mai 2001 : 48 kg (35 ans, je viens de faire une geu + tomber amoureuse + je veux sortir de l'enfer dans lequel je suis)

2 ans plus tard

Mars 2003 : 62 kg (37 ans, ma fille a quelques mois, je reprends le boulot. Mais comment suis-je passé de 48 à 62 en deux ans ??? )

7 ans plus tard

Mars 2010 : 68-70 kg (44 ans, ça commence à me travailler cette histoire de poids en fait).

Décembre 2010 : 66 kg (44 ans, je viens de faire 3 semaines d'hospitalisation, pancréatite à l'appui, le gastro me dit avant de m'autoriser à rentrer à la maison, "ah mais vous êtes bien mieux comme ça..." )

Janvier 2011 : 72 kg

Janvier 2012 : 76 kg

Janvier 2013 : 78 kg

Juin 2013 : 79.2 kg

Avec un petit graphique c'est plus parlant... Mais j'arrive pas à vous le mettre, pour autant moi je vois bien que ça se met à grimper gravement à partir de 2001

Maintenant pourquoi ça c'est mis à grimper de la sorte ? Pas tout à fait mystère et boule de gomme.

A partir de 2001, non seulement je me suis cognée 4 ans de procédure de divorce pour le moins compliqué, mais aussi un nouveau taff et un nouvel enfant. Tout ça dans une nouvelle vie.

Et dans cette nouvelle vie, un homme qui a une alimentation pour le moins déséquilibrée. Suite lui aussi à la perte de sa femme.

J'ai trouvé plus simple d'adopter son alimentation (à base de féculents, sucre et plats tout prêts) que de lui faire découvrir et aimer la mienne (à base de protéines et de légumes). Les enfants mangeant à la cantine, ils avaient ce qu'il fallait en légumes (bon faut pas croire j'arrivais aussi à faire des soupes, et des haricots verts etc etc).

Je ne colle pas tout sur le dos de cette alimentation loin de là, je suis aussi responsable ! Voir plus. Lui reste stable, mais moi je grimpe, je grimpe, je grimpe.

J'ai tenté de ne plus me peser pendant un mois. Bilan + 1kg.

Je vais tenter de me peser régulièrement (mais juste une fois par semaine). Je suis par contre absolument certaine de ne pas manger mieux. Le seul primeur du village vient de fermer boutique. Il faut que je me tienne à aller au marché les dimanches. Et en ce moment mes dimanches sont plutôt consacrés à me laisser dormir.

Bon, celà dit, je ne peux pas continuer comme ça, non seulement parce que je me sens lourde, mais en plus mon pancréas n'aime pas. Il n'aime déjà pas les légumes, mais là, il n'en peut plus de me voir manger du chocolat.

Je vais déjà me mettre au magnésium, ça devrait limiter les dégâts.

lundi 4 février 2013

Compét....

Peau-d'Ane fait de la gym.

Dans un club gros comme une grenouille, si vous voyez ce que je veux dire.

La "prof" est titrée parait-il (je n'ai pas pu vérifier, c'est bien dommage, je trouve pas d'infos, mais ça me plairait de savoir titrée en quoi exactement).

Du premier jour je n'ai pas aimé cette femme. Elle m'a fait penser à un sergents-chef, une prof de gym sadique comme j'ai pu en connaitre avant, il y a longtemps, et qui m'a dégoutée du sport à tout jamais. Elle beugle, elle aboye, elle crie, elle fait peur. J'ai mis ma fille en garde à la première minute : "Ma Puce, si tu ne te sens pas à l'aise, si tu ne t'amuses pas, si tu as peur ou si tu ne veux pas faire ce qu'on te demande, alors tu dis STOP ! Et c'est tout, et je viens te chercher tout de suite". La Puce s'en moque de la prof, alors ça roule.

Et dimanche il y avait compét.

Je précise compét interne ! Donc que les poussine du club, soit une quarantaine, à vue de nez.

On aurait pu espérer un joyeux bordel, c'était pire.

Déjà, arrivées à 12 h 45 (pour 13 h précises sur la convocation hein) et les portes n'étaient pas ouvertes.

Les agrès alignés, comme habituellement,  dans ce que j'appelle le "couloir" - leur salle fait 15 de large sur  35 de long  avec au centre un tapis de sol de 10 mètres de large... Vous imaginez un peu ? Non, comment dire, en fait, on avait 1.5 mètre de couloir d'un côté du tapis pour circuler, et les juges avaient 3.5 mètres pour s'installer de l'autre, avec un porte-voix pour s'envoyer des messages (mais nan je diconne).

Au fond, quasi collées contre le mur, les barres asymétriques, à droite la poutre et un cheval d'arçon posé par miracle dans un petit coin.

Les chaises n'étaient pas sorties, les bancs non plus, les tables des juges à peine installées. Il était noté "13 h  précises, les retardataires seront sanctionnées..." oh la blague.

Les petites arrivent et là, tombe comme un couperet "pas de chaussons noirs ça enlève des points" "pas de culotte sous les justaucorps, ça enlève des points"... Euh j'veux pas mettre ma merde, mais comment fait-on   pour savoir ça ? On devine ? Ah non, ça a été dit aux enfants en début d'année... dit à des gosses qui ont entre 5 et 9 ans, et dont l'entraînement a commencé en septembre. Si encore ça avait été noté dans la convocation - et par la même occasion si elle avait pu m'expliquer en quoi consistait le paragraphe "des frais seront retenus pour toute absence non signalée un mois et demi avant la compétition." Ah ouais, des frais ? Lesquels donc ? Et pourquoi ? Et si l'enfant est malade, ou si on est invité à déjeuner chez son parrain, ah ben nan pas possible d'être invité à l'impromptu, elles sont inscrites d'office.

Et ça reprend avec des "pourquoi tes cheveux sont pas attachés comme il faut ?" "Faut pas se tenir comme ça", "faut pas bavarder ça enlève des points au club - on est en interne je rappelle" "faut pas ci, faut pas ça, faut se souvenir, faut pas faire n'importe quoi, faut se tenir droite, faut faire attention, faut faut faut faut..."

Et elle termine par "bon, les parents, c'est la première compétition, elles sont un peu stressées, si les mouvements ne sont pas bien sus, c'est pas grave hein, faudra pas les fâcher"... Et moi de dire à mon voisin, un pote, "en même temps, vu ce qu'elles viennent de prendre on serait des sauvages si on en rajoutait une couche non ?" Regard noir du sergent-chef, oups pardon, j'ai parlé trop fort...

Elle fait les groupes, se plante au moins dix fois, recommence, attrape une petite par l'épaule en lui disant " Mais je t'ai dit de te mettre là !" alors qu'elle l'a fait changer trois fois de file parce qu'elle ne retrouve pas son degré sur la liste. Elle fait le tour des groupes de parent, arrive à nous, et me demande si je veux être juge, il lui en manque une... Euh nan, là tu vois, je voudrais bien finir de discuter des mérites de l'A1SuperSport versus  la Série ZM3 avec mon pote Manu (qui est emplâtré de la main droite et ne peux donc pas écrire, ce qui explique qu'elle ne lui a rien demandé...).

Donc si je résume, il est 13 h 35, les parents - dont certains avec des tous petits - sont debout le long des murs, elle n'a pas fait les groupes des filles avant de venir, les niveaux ne sont pas indiqués sur les feuilles de passage et il manque des juges. Ca donne VRAIMENT envie !

Une fois la compét commencée, les choses se libèrent un peu même si les juges ne s'y retrouvent pas vraiment dans les feuilles et les groupes, très inégaux, qui alternent des filles qui ont deux ou trois ans d'entraînement et des petites qui viennent à peine de commencer.

Le groupe sol fini avant les autres et patiente pendant 1/2 heure que les autres agrès se libèrent. Il faut donc attendre que les 4 autres séries aient terminées pour continuer ? J'ai posé la question à un habitué, qui confirme que c'est bien comme ça dans ce club, pas moyen de faire des échanges de groupe, on continue la compét quand tout le monde a fini son agrès... Bien bien bien, il est quasi 15 h 00, dans cinq minutes si personne ne bouge, je me casse. Finalement un juge moins "acquis à la cause" que les autres, demande à ce qu'on lui envoie celles qui ont fini au sol vu qu'elle a fini avec le groupe 1 de la poutre. Alléluia !

Il n'empêche que j'ai pas vraiment la patience et que de ne rien voir et d'entendre constamment "silence !" ça me pompe vraiment l'air. Je ne suis pas faite pour les compét de gym, pour voir des petits bouchons de 5 ans se faire rembarrer parce qu'elles ont envie de faire pipi, ou qu'elles passent le temps entre elles en jouant sans trop de bruit.


Ok, il faut de la discipline, c'est même la base du sport pour pouvoir progresser, mais elles sont petites, et puis la discipline ça fonctionne mieux quand c'est gentiment expliquée !

J'ai l'air revancharde comme ça, je le suis certainement un peu. Ma fille est souple comme un verre de lampe, mais elle s'y amuse, elle s'est entraînée aussi à la maison, répétant les mouvements. Elle a bien bossé, et puis ça n'était pas parfait mais c'est pas pour ça que je l'ai mise là. Elle avait vraiment envie de faire de la gym. Elle écoute d'une oreille, joue avec ses copines, rigole en en voyant une qui fait le clown, ça lui plait !

Alors je fais quoi moi ?

Je n'y retourne pas, elle ira avec son père, cent mille fois plus diplomate que moi et surtout armé d'un téléphone avec une batterie de recharge. Il a fait des photos.

ps : qu'est-ce que je faisais là-bas alors ? Outre le fait de voir ma fille dans ses oeuvres, l'homme était retenu par une élection partielle... Le 17 mars, vous me trouverez à la maison, devant Largo Winch II..

jeudi 31 janvier 2013

Rythme II...

AS : Billet à haute teneur en gros mots...



Il y a eu quelques commentaires sur le billet précédent, comme quoi, finalement ça intéressait tout de même ma tracasserie.

Je vais donc revenir cette foutueputain de future rentrée scolaire. Mais je vais vous épargner les circulaires diverses et variées, parce que même moi qui en ais lu quelques unes, au bout du compte, ça me pompe l'air.

En gros "yzont" dit  : faut réformer l'école des petits français, pourquoi pas ? Faut faire pour le mieux avec les instits et les élèves, ménager la chèvre et le chou, les territoires,  les maires, les artisans du tourisme : c'est important pour l'éducation de nos enfants.

En gros : On a bien compris que les principaux intéressés n'avaient pas leur mot à dire, ça aussi c'est bien clair pour tout le monde. Et que franchement plus vite ça irait mieux ça serait, parce que les municipales, c'est dans un an.

Bref, j'en reviens donc à ce qui se prépare, dans certaines écoles :

- des pauses méridiennes de 3 h (ou presque)
- des garderies à rallonge en début et fin de journée (parce que faut pas déconner, les horaires des parents vont pas changer hein !)
- pas plus de moyens que de beurre en branche.

Si je prends mon cas particulier,

Le temps scolaire de ma fille est aujourd'hui de
  • 9-12 h / 14-17 h
  • 4 jours par semaine
  • donc 24 h / semaine, sur 36 semaines. 
  • soit 864 heures / an

En septembre prochain, pour notre école, les choses semblent prendre ce chemin là :

  • Temps de classe : 9 h - 12 h / 13 h 30 - 15 h 45, 
  • 4 jours + le mercredi matin, 
  • donc 24 h / semaine, sur 36 semaines 
  • soit 864 heures / an



MAIS DE QUI SE MOQUE-T'ON SERIEUX ?!


Je pose donc les questions suivantes :

- mais où est donc l'allégement du temps de classe, BORDEL ?!

-  où sont les activités sportives et culturelles, promises pour rendre les enfants plus "à l'aise et égalitaires devant les activités culturelles",  NOM DE DIEU ?!




Donc hein, c'est qui les dindons de la farce ? Non parce que là, la truffe elle n'est pas prête d'aller se rhabiller !

  • Les gosses ! Des pauses de 3 heures, alors que le déjeuner dure une demi-heure, et on en fait quoi pendant deux heures et demi ? Dehors pour les plus malchanceux ? Sans compter ceux qui vont, comme les autres années se retrouver à la garderie le matin à 7 h pour en partir à 19 h.
  • Les instits, à qui "yzont" rien demandés et qui aujourd'hui ne savent plus par quel bout prendre leurs classes pour certains sur-chargées, privées de beaucoup et dont on ampute encore le temps d'activités sans modifier le programme !
  • Les parents, qui vont devoir payer des heures supplémentaires de garderie, ou voir les tickets de cantine exploser les tarifs
  • Les animateurs qui comptaient développer des activités sur les après-midis promis.
  • Les quelques mairies qui ont vraiment conscience que là c'est la merde !

Oui ça me fout en rogne et salement encore, parce qu'autant j'étais contente de voter à gauche, autant aujourd'hui je suis désespérée de voir la manière dont les choses se passent !

Pourtant ça paraissait bien non le programme au départ ?

Pour moi, vu de ma cour, l'école idéale, je dis bien à l'idéal,ça serait ça :

- des cours le matin de 8 à 12 h, 5 jours par semaine
- cantine pour ceux qui ne peuvent pas rentrer, retour maison pour les autres
- retour à l'école à 13 h 30 jusqu'à 16 h 30 pour les cours de théâtre, musique, sport, dessin, etc etc selon un programme national avec choix de x options obligatoires quelque soit le niveau mais obligation de changer au moins une option à chaque cycle (à partir du primaire)
- une demi-journée de dispo par ex le mercredi (j'en reviens là aussi à un évidence sociétale que sont les familles recomposées)
- des cycles de 5 semaines de cours + 1 semaine de vacances + 4 semaines l'été 


Mais pour ça,

- il faut que les collectivités territoriales puissent disposer des bâtiments nécessaires aux activités de l'après-midi (et vive les communautés de communes pour ça - donc des transporteurs aussi pour véhiculer les enfants jusqu'au lieu dit) donc des moyens !
- il faut que les profs acceptent de faire un choix "bloc communs" "activités culturelles"


Je suis utopiste ? C'est pas réalisable ça avec ce qu'on a déjà comme structure ?

dimanche 27 janvier 2013

Rythme...

Oui, je sais ça n'intéressera personne, malgré tout cette histoire de 4,5 jours scolaires me tracasse.

On nous avait promis monts et merveilles, on nous avait dit "révolution", mais c'est bien connu les promesses n'engagent que ceux qui les croient ! Et je n'y ai pas cru. J'ai bien fait, parce qu'en matière de désillusions je crois que les choses sont posées.

Ca ne ressemble à rien parce que c'est fait en dépit du bon sens. Parce que c'est encore et toujours un effet d'annonce, parce qu'il faut bien occuper les journalistes et autres reporters pour qu'ils laissent de côté les vraies affaires. Non pas que l'école ne soit pas une vraie affaire, non pas qu'elle n'ai pas besoin qu'on se penche sérieusement sur son cas.

Mais pas en 6 mois, à l'arrache, à grand coups d'effets médiatiques et de conneries plus grosses les unes que les autres.

Qui a été consulté ? Personne ! Non personne, ni les municipalités, ni les enseignants, ni les parents d'élèves, ni les équipes pédagogiques. Personne, nada, queue de chie !

Non on ne peut pas être équitables et juste quand on adresse UN SEUL PUTAIN DE PLAN à 37 000 communes se partageant très inéquitablement 7 millions d'élèves ! Comment une commune de 600 habitants à une école niveau multiple peut se comparer à une école de 6 classes de CP dans une commune de 30 000 habitants !

Alors oui on se fout de notre gueule, encore une fois, alors oui, encore une fois on nous prend pour des blaireaux. Et la marche forcée ne servira qu'à une chose, envenimer s'il est encore possible, notre système scolaire !

Quid des cours de langues vivantes quand on n'arrive même pas à avoir un prof de français titulaire dans un collège, quid des cours d'arts plastiques quand il faut courir après 4 crayons de couleurs dans une classe de petite section ? Quid du théâtre, des visites au musée, de l'escrime, de l'aviron, de l'escalade ou des instruments de musique quand on n'a même pas une atsem à temps plein pour 3 classes de maternelles ?!

Une demi-heure, voilà ce qui est proposée, une demi-heure !!!! Pour faire quoi ? On ne sait pas, parce qu'on n'a pas les moyens de faire quoi que ce soit d'autres dans ce temps là qu'un peu de garderie ! Parce que la com comm n'a pas les moyens d'engager un prof de chant ou de gym, parce qu'on ne sait même pas comment les élèves vont être répartis, parce qu'on n'a aucune idée de rien du tout !

Et on envoie encore nos enfants au casse-pipe.

Parce que franchement faut pas être devins pour savoir qu'on n'arrive pas au système allemand ou anglais en 5 mois ! Parce que les grandes instances veulent que ça aille vite. Ah ben ça pour aller vite ça va vite, ça va tellement vite qu'on va droit dans le mur.

Si vous saviez à quel point ça m'agace !!!!!!!!!!!!!!!!!!!