
Hier à la faveur d'une xième aventure, je me faisais la réflexion que les cours de prépa à l'accouchement, devraient se doubler de cours de premiers secours... parce que l'air de rien, c'est mieux de savoir avant, à quoi s'en tenir "techniquement parlant" et pas seulement au niveau de l'allaitement ou du contrôle de la douleur
(quelle c*** aussi ça, de faire croire à la parturiente que ça va aller tout seul même / surtout avec une péridurale - mais c'est un autre sujet).
Sans vouloir affoler les foules, je vais vous dresser, de manière non exhaustive, la liste des petites choses qui peuvent / vont / ont envahi(r) le quotidien d'une famille avec un ou plusieurs enfants.
Attention je ne prends que des exemples véridiques, vécus uniquement par nous (je ne piocherais pas la vie de ma cops Isa, parce que je ne respecterais pas les quelques mots du début de ce paragraphe).
Les petites choses "non dépendantes" de la volonté" des têtes blondes (les miens sans mentir étaient blonds jusqu'à au moins 8 ans...)
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Les maladies infantiles : comme dirait l'homme, il n'y a pas à tortiller du c** pour aller droit, la maladie infantile c'est pas de bol, mais quasi inévitable à partir du moment où tu vois apparaitre un + sur ton test de grossesse. C'est aussi contagieux hein, pour preuve la varicelle de Môssieurl'ainé qu'il a partagé avec son géniteur (30 ans, - 15 kg en 3 semaines, 3 mois pour s'en remettre...)
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Les maladies infectieuses de collectivité : la plus connue, la gastro, surtout quand elle se pointe un 23 décembre, alors que les grands-parents se sont farcis 400 km sous la neige, pour partager le réveillon de Noël dans un restau étoilé et assister au plus fabuleux concert de l'année du groupe de jazz en vogue (réservation faites des mois avant cela va sans dire, avec impossibilité de récupérer le fric allant avec...) Dans le genre ça te pourrit bien ta soirée, c'est du lourd.
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Les maladies tout court : je passe sous silence le lot habituels de rhumes, otites, érythème fessier -ou pas d'ailleurs... Non là je vous cause de la maladie plutôt à long terme, plutôt un peu chieuse, du genre : l'asthme. En particulier de la bonne vieille crise qui te colle ton mouflet de 3 ans tout violet, avec la respiration d'une loco poussive, qui survient alors que t'es en villégiature - de préférence sans mari ni beau-parents - sur une ile, dont le médecin est parti à la pêche pour les grandes marées (deux jours) dont le remplaçant s'est perdu dans les bois, et où l'hôpital le plus proche est à 20 mn d'hélicoptère. Ca aussi, c'est du costaud, ça te forme le caractère et te fait vachement relativiser un 3e jour à 39°...
(ps : je le répète j'ai dans mon entourage des enfants poly-handicapés moteur-cérébraux, donc hein, on ne se jette pas sur mon sens pourrit d'humour...)
- La grève surprise : cantinière, prof, instit, chauffeur scolaire.. Le genre de truc qui a le don de me coller dans une rage noire ! Et qui si tu savais avant, te ferait prévoir une armada de gardiens potentiels... ou choisir un patron trop cool pour être dans le privé...
Les petites choses "volontaires" des têtes blondes (mais auquel tu ne peux pas attribuer de réelles responsabilité en gros : responsable mais pas coupable le mouflet)
Il ne s'agira ici qu'un descriptif de chutes et autres accidents domestiques (autant prévenir des fois ça peut être gore, âmes sensibles s'abstenir)
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l'exploration du monde de l'artisanat ou la réflexion précoce sur le choix d'un métier manuel :
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Électricien : Quoi dire à un enfant de 3 ans qui s'aventure à grand coups de fourchette en métal dans la prise électrique de chez papi ? Rien, parce qu'immanquablement, le gosse te regarde l'air totalement ahuri quand tu hurles "NE TOUCHE PAS A CETTE FOUTUE PRISE !" Après tout quel meilleur moyen pour identifier des risques potentiels du métier ? Et puis franchement, ça fait quand même au moins 10 ans qu'on avertit que l'installation électrique est à refaire.
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Plombier : L'exemple précédent reste valable, quoique potentiellement moins dangereux, pour l'apprenti, qui vient de découvrir qu'il est plus facile d'enlever un siphon de lavabo que de le remettre, ou qu'une fois le bouchon du radiateur dézingué, y'a de l'eau plein le salon, et qu'on y patauge comme au square un jour d'automne.
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Critique gastronomique : Dégustation volontaire de blattes, coccinelles, papillons, ver de terre ou étoile de mer. Nickel pour te former le palais. Après on ne râle même pas quand ils finissent en moins de deux jours le pot de Nu***
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les entraînements pour intégrer l'équipe de R. Julienne : Là aussi, le choix de leur avenir professionnel les intrigant au plus haut point, il est de bon ton de commencer à se coltiner de bonne heure les risques de la cascade...
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l'escalade du lit à barreau : on confirme hyper efficace pour le retrouver dans le salon où personne ne voulait de lui, avec en prime une fracture "en bois vert" du poignet (18 mois, 3 semaines de plâtre, dont les deux dernières avec une rafistole à l'adhésif américain, parce que même si ça fait de la jolie musique, le plâtre contre la table en bois, c'est quand même pas solide-solide ces résines hospitalières)...
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la balançoire mais sans les mains : c'est cool les 3 premières secondes, après c'est douloureux, mais assez fun dans la mesure où l'on passe 24 h en observation à vomir/délirer à cause d'un trauma crânien et d'où l'on repart avec la plus grosse collection du monde entier de Titi en plastique. (valable aussi et pour le même enfant avec patinage pas artistique sur les patins en feutre de la véranda de son arrière grand-mère quelques mois plus tard - sans TC ce coup-ci - mais une fêlure du rocher..)
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le vélo avec les mains mais debout sur la selle : fun tout court, même la chute qui a fait marrer les copains, un peu moins fun, quand au bout de 3 jours, le déplacement épiphisaire de la malléole, t'oblige a rester 3 semaines dans le plâtre, dont deux chez mamie... (à ce propos ma mère est une sainte avec les enfants blessés ! Ma belle-mère aussi mais elle plutôt avec les enfants vomissant tripes et boyaux 34 fois dans la même nuit !)
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la roupade sur le canapé : mélange plus ou moins heureux de roulade arrière à partir du dosseret du canapé et de réception sur la table du salon. Réception amorcée par les orteils du pied gauche. Orteils que nous qualifieront d'orteils de gonzesse, car fracturés au premier choc... 3 semaines de strapping... Hyper cool pour mettre des chaussures, 4 fois par jour, because 3e année de maternelle.
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le match initiatique de volley : imparable pour arriver à la mi-temps (ou tiers-temps, j'sais pû), avec un écrasement du scaphoïde et double entorse de tous les doigts de la main gauche (ils sont spécialisés dans le côté gauche mes gosses en fait). 4 semaines de plâtre au premier trimestre de seconde, trop de la balle pour se faire une réputation de warrior dans le lycée...
et la dernière en date :
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saut de l'ange à partir de la balustrade de l'aire de jeux du village : réception amortie par le bras (gauche encore), avec grosse contusion ( probable déchirure des ligaments - ça c'est moi qui le dit, parce que compte-tenu des expériences précédentes, je commence à toucher ma bille en trauma) et 10 jours de soins (5 d'anti-inflammatoires, 5 supplémentaires de bandage immobilisateur du poignet -ce qui ne lui servira à pas grand-chose vu qu'elle a mal en haut de l'avant-bras...)
Maintenant, vous êtes prévenus.
Edition de dernière minute : Manderley me demande si j'ai connu la bille de nez ? Ben oui ! Même mieux que ça, le collier de perles de nez même ! Collier offert par sa nounou-chérie-qu'on-aime-à-la-folie mais plutôt fragile quand on le laisse dans les pattes d'un chat. Collier donc satellisé dans toute la chambre. Collier dont les perles fines et brillantes se glissent avec aisance dans la narine droite (ce coup-ci) et dont on aperçoit la brillance lors d'un change (celui du lendemain matin tant qu'à faire). Bilan : 3 perles ! Si oui 3... mais rien dans l'estomac, ni dans la trachée, toutes dans le nez. On a cru mourir de peur rétrospective et surtout de voir débarquer la dass chez la nounou... Ben même pas !