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dimanche 25 septembre 2016

Dans 9 mois....

Il y a quelques années nous avons rencontré un jeune homme charmant, aéronaute de métier, posté sur les châteaux de la Loire. Il venait tout droit du Sri Lanka.

Il est devenu un ami, un très bon ami même, d'autant qu'il est né le même jour que Peau d'Ane. 






C'est celui qui l'a fait le plus voler. C'est SON pilote, celui qui lui garantit un atterrissage comme sur une fleur, la positionne au meilleur endroit, lui fait lire les manos, lui laisse faire tout ce qui est possible de faire dans une nacelle, avant pendant et après le vol. Bref, ils s'adorent !
















Peau d'Ane rêvait depuis au moins deux ans d'aller passer un moment chez lui, là-bas dans son ile. Mais mon amoureux refusait parce que bon c'est pas tout ça, mais 12 heures d'avion hein... Et puis dans les avions tu peux pas sortir ton bras par la fenêtre, tu peux pas voir la route, et là-bas hein comment aurait-on fait ? On n'y connait rien nous en voyage. Et puis Richard n'est pas là-bas au moment où nous on peut, il est en Inde (c'est un des rares pilotes international à faire 1/2 saison en France et 1/2 saison en Inde sur des ballons de 25 places et plus). En gros c'était "jamais de la vie"... Et nous étions bien tristes elle et moi. Nous avons tenté le coup du guide, de ramener des infos, de discuter, mais non pas question. Sans laisser complétement tomber, nous avions mis un peu ce voyage de côté, après le bac se disait-on.

En août dernier, Richard nous invite à passer la journée avec lui et à partager son vol. Les châteaux de la Loire avec Richard je n'allais pas rater ça. Ma bichette jolie non plus. Voler avec son pote au départ de Chaumont c'était Noël et Pâques dans la même journée.

Au détour de la conversation, tranquillement installés à la table d'un super restau, Richard dit "En juin c'est le mariage de mon frère, je vous invite ! Ca va être un super moment " "Comment ça tu nous invite au mariage de ton frère ?" "Ben à Colombo tiens, on prend le même avion, je t’organise le trip, et après c'est mariage et on rentre en même temps". Peau d'Ane n'a pas le temps de dire quoi que ce soit que son père répond "bon ben ok"

Ah stupeur et tremblements "arrête t'es pas drôle ça fait deux ans qu'on te demande et toi tu dis non tout le temps" l'homme nous achève avec un" "oui mais bon, là c'est avec Richard, je te donne ma parole on y va, on s'arrangera pour le taff et l'école, mais on ne peut pas rater un moment pareil !"

Tu n'imagines pas la joie ! ¨Peau d'Ane et moi à faire le tour de la table pour embrasser les hommes ! Les clients qui se demandaient bien ce qui se passaient, Peau d'Ane à hurler "hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii on part au Sri Lanka ! hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii on part, on part vraiment !!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Il fallait régler les détails (va expliquer au patron de l'homme que son seul chauffeur scolaire se barre 15 jours en plein juin au SL pour le mariage d'un mec qu'il ne connait même pas !)  Mais on a les billets ! Et le trajet, les hôtels et le coeur qui bat à 100 à l'heure rien que d'y penser.

Dans 9 mois nous partons au Sri Lanka !

Ca méritait bien une photo des deux potos de jours d'anniversaire :



(oui elle a bien une attelle, ce qui ne l'empêche absolument pas de voter et de crâner)

dimanche 1 septembre 2013

Le dernier jour...

Et voilà, je viens d'arriver au bout de 3 semaines de vacances.

Vous avez eu le résumé de la première, pour les deux dernières, c'était beaucoup beaucoup plus calme.

De la couture, beaucoup, dont notamment ça :



Tunique et pantalon + ceinture. J'ai aimé faire cet ensemble, frais, doux, à la fois un peu habillé mais pas trop. Il a fait l'unanimité. Et sera de sortie mardi pour aller à l'école (décision de la propriétaire). Simplicity pour les deux patrons. Pas de difficulté si on ne rajoute pas les passepoils sur la tunique et les poches à l'italienne du pantalon, ce que je me suis empressée de faire parce que je sais pas suivre un patron.

Une tunique à carreaux, parce que bien évidemment elle n'avait plus rien à se mettre. Celle ci elle l'a met tout le temps, j'ai à peine le temps de la laver que hop, là voilà repartie avec.


Deux shorts : là faut me faire confiance et attendre que les propriétaires reviennent, que je fasse quelques photos. De la toile bien bien épaisse, qui endolorie les bras et les épaules, tord les épingles, et ne se laisse que très difficilement surpiquer. Et bien évidemment dans le short homme, si tu ne fais pas de surpiqûres c'est juste moche.

J'ai lu un peu, notamment un ouvrage romancé sur Pompéï que j'ai moyennement aimé. "L'affaire Dieu" de Jean-Pierre Dufreigne. Euh, bof là aussi, j'ai zappé la fin tellement toute l'histoire était alambiquée et peu compréhensible, mais je dois avouer que le vocabulaire ne manque pas et que j'ai appris plein de nouveaux mots - je me demande tout de même comment placer glossolalie, coprolalie et hallucinose dans une conversation. Là je suis sur "Un employé modèle" de Paul Cleave, idem, j'ai un peu de mal à démarrer. Je trouve le "héros" curieux tout de même.

Nous sommes partis à Ré, chez notre ami François. Un vrai rêve comme l'année dernière. En mieux même je crois. Puisque nous avons pu faire 5 jours de balades en vélo. 30 km en moyenne et ça me va parfaitement. Surtout sur du plat. Même quand il y a du vent ou un petit grain. L'homme était étonné de ma résistance, et moi donc !!! Les marais salants, en long en large et en travers. Le phare des baleines, St Martin (ct'chierie sur les pavés beurdel !!), la réserve aux oiseaux, etc etc etc.



Bref, fallait bien l'apéro derrière tout ça. Et des huitres, et des moules, et des glaces, et des pizzas maison, et la piscine pour les enfants. Notre fille tellement en manque d'eau bleue n'a rien trouvé de mieux que de passer 3 h dedans la première après-midi, je finissais par me demander si elle n'allait pas ressortir toute fondue.



Et puis retour à la maison, un peu de repos pour moi, un peu de boulot pour l'homme (qui finalement n'aura eu qu'une semaine de vraies vacances cet été). Et renvoyer les garçons chez leur père.

La rentrée c'est après-demain.

Le 16 l'anniversaire de Peau d'Ane, 10 ans, ct'e blague j'en pleurerais de la voir si grande. Puis le 24 celui de cher et tendre, qu'il ne veut pas fêter comme toutes les années. Le 6 octobre, les 20 ans de l'ainé.

J'vous dis pas, là j'ai carrément le mouchoir de scotché à la main...

jeudi 23 décembre 2010

Tradition Alsacienne...

Quoi j'suis Auvergnate ? Mouais, bon ben pas grave, pour une fois, un peu de changement ne fait pas de mal.

Nous nous sommes lancées, Peau-d'Ane et moi-même, dans les bredele/bredela/bredel. Deux jours complets de farinage, sucrage, oeufage, mélangeage, etc etc etc. On a étoilé, sapiné -sapiné Bénou, sapiné, avec un S comme sapin - roulé, damierssé, animalé sauvagement aussi (vu qu'une auvergnate exilée en Beauce s'approprie une tradition alsacienne, il n'y a pas de raison que sa fille ne l'entraîne pas dans la savane).

Résultat :


En haut et bas à droite :  les sablés de Noël ; à gauche les damiers/spirales et les bredele au rhum ;  à droite, la pâte des ronds à la vanille - qu'on a préféré en animaux de la savane - et pour finir les étoiles glacées au citron / cailloux au chocolat.

De quoi alimenter un régiment, surtout que demain mes invités risquent de ne point venir, au vu de l'état de nos routes et des annonces neigeuses pour la fin de journée... Les garçons seront de retour lundi, il faut espérer qu'il en restera, sinon, pffff, on sera obligé d'en refaire.

mercredi 29 septembre 2010

Petits précis de paren-turiers...

Hier à la faveur d'une xième aventure, je me faisais la réflexion que les cours de prépa à l'accouchement, devraient se doubler de cours de premiers secours... parce que l'air de rien, c'est mieux de savoir avant, à quoi s'en tenir "techniquement parlant" et pas seulement au niveau de l'allaitement ou du contrôle de la douleur (quelle c*** aussi ça, de faire croire à la parturiente que ça va aller tout seul même / surtout avec une péridurale - mais c'est un autre sujet).



Sans vouloir affoler les foules, je vais  vous dresser, de manière non exhaustive, la liste des petites choses qui peuvent / vont / ont envahi(r) le quotidien d'une famille avec un ou plusieurs enfants. Attention je ne prends que des exemples véridiques, vécus uniquement par nous (je ne piocherais pas la vie de ma cops Isa, parce que je ne respecterais pas les quelques mots du début de ce paragraphe).

Les petites choses "non dépendantes" de la volonté" des têtes blondes (les miens sans mentir étaient blonds jusqu'à au moins 8 ans...)

- Les maladies infantiles : comme dirait l'homme, il n'y a pas à tortiller du c** pour aller droit, la maladie infantile c'est pas de bol, mais quasi inévitable à partir du moment où tu vois apparaitre un + sur ton test de grossesse. C'est aussi contagieux hein, pour preuve la varicelle de Môssieurl'ainé qu'il a partagé avec son géniteur (30 ans, - 15 kg en 3 semaines, 3 mois pour s'en remettre...)

- Les maladies infectieuses de collectivité : la plus connue, la gastro, surtout quand elle se pointe un 23 décembre, alors que les grands-parents se sont farcis 400 km sous la neige, pour partager le réveillon de Noël dans un restau étoilé et assister au plus fabuleux concert de l'année du groupe de jazz en vogue (réservation faites des mois avant cela va sans dire, avec impossibilité de récupérer le fric allant avec...) Dans le genre ça te pourrit bien ta soirée, c'est du lourd.

- Les maladies tout court : je passe sous silence le lot habituels de rhumes, otites, érythème fessier -ou pas d'ailleurs... Non là je vous cause de la maladie plutôt à long terme, plutôt un peu chieuse, du genre : l'asthme. En particulier de la bonne vieille crise qui te colle ton mouflet de 3 ans tout violet, avec la respiration d'une loco poussive, qui survient alors que t'es en villégiature - de préférence sans mari ni beau-parents  - sur une ile, dont le médecin est parti à la pêche pour les grandes marées (deux jours) dont le remplaçant s'est perdu dans les bois, et où l'hôpital le plus proche est à 20 mn d'hélicoptère. Ca aussi, c'est du costaud, ça te forme le caractère et te fait vachement relativiser un 3e jour à 39°... (ps : je le répète j'ai dans mon entourage des enfants poly-handicapés moteur-cérébraux, donc hein, on ne se jette pas sur mon sens pourrit d'humour...)

- La grève surprise : cantinière, prof, instit, chauffeur scolaire.. Le genre de truc qui a le don de me coller dans une rage noire ! Et qui si tu savais avant, te ferait prévoir une armada de gardiens potentiels... ou choisir un patron trop cool pour être dans le privé...
 
Les petites choses "volontaires"  des têtes blondes (mais auquel tu ne peux pas attribuer de réelles responsabilité en gros : responsable mais pas coupable le mouflet)

Il ne s'agira ici qu'un descriptif de chutes et autres accidents domestiques (autant prévenir des fois ça peut être gore, âmes sensibles s'abstenir)

- l'exploration du monde de l'artisanat ou la réflexion précoce sur le choix d'un métier manuel : 

. Électricien : Quoi dire à un enfant de 3 ans qui s'aventure à grand coups de fourchette en métal dans la prise électrique de chez papi ? Rien, parce qu'immanquablement, le gosse te regarde l'air totalement ahuri quand tu hurles "NE TOUCHE PAS A CETTE FOUTUE PRISE !" Après tout quel meilleur moyen pour identifier des risques potentiels du métier ? Et puis franchement, ça fait quand même au moins 10 ans qu'on avertit que l'installation électrique est à refaire.

. Plombier : L'exemple précédent reste valable, quoique potentiellement moins dangereux, pour l'apprenti, qui vient de découvrir qu'il est plus facile d'enlever un siphon de lavabo que de le remettre, ou qu'une fois le bouchon du radiateur dézingué, y'a de l'eau plein le salon, et qu'on y patauge comme au square un jour d'automne.

. Critique gastronomique : Dégustation volontaire de blattes, coccinelles, papillons, ver de terre ou étoile de mer. Nickel pour te former le palais. Après on ne râle même pas quand ils finissent en moins de deux jours le pot de Nu***

- les entraînements pour intégrer l'équipe de R. Julienne : Là aussi, le choix de leur avenir professionnel les intrigant au plus haut point, il est de bon ton de commencer à se coltiner de bonne heure les risques de la cascade...

. l'escalade du lit à barreau : on confirme hyper efficace pour le retrouver dans le salon où personne ne voulait de lui,  avec en prime une fracture "en bois vert" du poignet (18 mois, 3 semaines de plâtre, dont les deux dernières avec une rafistole à l'adhésif américain, parce que même si ça fait de la jolie musique, le plâtre contre la table en bois, c'est quand même pas solide-solide ces résines hospitalières)...

. la balançoire mais sans les mains : c'est cool les 3 premières secondes, après c'est douloureux, mais assez fun dans la mesure où l'on passe 24 h en observation à vomir/délirer à cause d'un trauma crânien et d'où l'on repart avec la plus grosse collection du monde entier de Titi en plastique. (valable aussi et pour le même enfant avec patinage pas artistique sur les patins en feutre de la véranda de son arrière grand-mère quelques mois plus tard - sans TC ce coup-ci - mais une fêlure du rocher..)

. le vélo avec les mains mais debout sur la selle : fun tout court, même la chute qui a fait marrer les copains, un peu moins fun, quand au bout de 3 jours, le déplacement épiphisaire de la malléole, t'oblige a rester 3 semaines dans le plâtre, dont deux chez mamie... (à ce propos ma mère est une sainte avec les enfants blessés ! Ma belle-mère aussi mais elle plutôt avec les enfants vomissant tripes et boyaux 34 fois dans la même nuit !)

. la roupade sur le canapé : mélange plus ou moins heureux de roulade arrière à partir du dosseret du canapé et de réception sur la table du salon. Réception amorcée par les orteils du pied gauche. Orteils que nous qualifieront d'orteils de gonzesse, car fracturés au premier choc... 3 semaines de strapping... Hyper cool pour mettre des chaussures, 4 fois par jour, because 3e année de maternelle.

. le match initiatique de volley : imparable pour arriver à la mi-temps (ou tiers-temps, j'sais pû), avec un écrasement du scaphoïde et double entorse de tous les doigts de la main gauche (ils sont spécialisés dans le côté gauche mes gosses en fait). 4 semaines de plâtre au premier trimestre de seconde, trop de la balle pour se faire une réputation de warrior dans le lycée...

et la dernière en date :

. saut de l'ange à partir de la balustrade de l'aire de jeux du village : réception amortie par le bras (gauche encore), avec grosse contusion ( probable déchirure des ligaments - ça c'est moi qui le dit, parce que compte-tenu des expériences précédentes, je commence à toucher ma bille en trauma) et 10 jours de soins (5 d'anti-inflammatoires, 5 supplémentaires de bandage immobilisateur du poignet -ce qui ne lui servira à pas grand-chose vu qu'elle a mal en haut de l'avant-bras...)

Maintenant, vous êtes prévenus.

Edition de dernière minute : Manderley me demande si j'ai connu la bille de nez ? Ben oui ! Même mieux que ça, le collier de perles de nez même ! Collier offert par sa nounou-chérie-qu'on-aime-à-la-folie mais plutôt fragile quand on le laisse dans les pattes d'un chat. Collier donc satellisé dans toute la chambre. Collier dont les perles fines et brillantes se glissent avec aisance dans la narine droite (ce coup-ci) et dont on aperçoit la brillance lors d'un change (celui du lendemain matin tant qu'à faire). Bilan :  3 perles ! Si oui 3... mais rien dans l'estomac, ni dans la trachée, toutes dans le nez. On a cru mourir de peur rétrospective et surtout de voir débarquer la dass chez la nounou... Ben même pas !

vendredi 3 septembre 2010

Finalement, je saut(ill)e....

Vous vous en doutiez un peu non ?

Entre réflexion, quelques prises de boules, des questions à la con, des recherches dans un univers qui ne m'est pas forcément des plus accessibles (comprendre que je suis surtout une blonde dedans ma tête et que je suis incapable de faire un produit en croix ou même une règle de 3), j'ai décidé de sautiller.


- Une carte créée par deux cops hyper méga sympa et douées !
- Une impression sur cartonnette par un bon pote imprimeur de Cherettendre
- Une distribution amorcée grâce à l'énergie de Peau-d'Ane et poursuivie
grâce aux excellents potes de mon mari (merci à Nicolas son coiffeur notamment, qui est un magicien de la publicité orale)


Y'apuka aménager l'espace qui va m'être dévolu



 et CROISER LES DOIGTS POUR QUE CA FONCTIONNE !

Ps : si vous avez des idées d'aménagement je suis preneuse, pour rappel, je n'ai pas un rond de dispo devant moi, donc toute idée mettant en oeuvre un architecte ou une décoratrice d'intérieur est : à oublier.

Psbis : la lumière naturelle vient de la fenêtre sur bord droit de la photo et du plafonnier - qui est un plafonnier de chambre à coucher - et la porte s'ouvre contre le petit meuble...

jeudi 2 septembre 2010

J'suis mourrute...


A cause de Kaki  là j'ai découvert que je n'étais pas la seule résolument girly (que des ongles hein le girly, le reste c'est un peu plus sauvage).

Et puis voilà qu'elle remet le couvert quelques jours plus tard et que pis ! FD dans les commentaires affiche ça !


Non ca y'est j'suis mourrute !

jeudi 17 juin 2010

Il y a 4 ans...

Nous étions, lui sans cravate, moi un ourlet de pantalon tenu au chewing-gum,  mais main dans la main.
Puis quelques instants après, sans alliance et en moto mariés pour de vrai. Nous avons passé notre journée séparé, lui avec les uns, moi avec les autres, ou lui en bas*, moi en haut**, lui au buffet, moi à chanter, bref, rarement ensemble - c'est même le seul mariage auquel j'ai assisté où les mariés n'ont pas totalisé plus d'une demi-heure d'affilé l'un avec l'autre...
Les 4 mois précédents avaient été occupés à organiser cette réception. Avec nos envies, notre soif de rester nous, de ne pas se déguiser, de ne pas être endimanchés, de ne pas faire  subir à nos amis et nos familles ce que nous détestions le plus : rester assis à faire comme tout le monde ou à poser bêtement pour les photos...
Nous avions déjà fait largement le tri dans les invités, le cousin jamais vu, la tante qu'on voit une fois l'année, pas convié, par contre les potes de toujours, ceux qui ont toujours su venir donner un coup de main, regarder une course de cross, boire une bière assis dans la pelouse, ceux-là oui !

Nous leur avions concoctés un programme à part, accro-branche, kart-cross, course d'orientation, vtt, foot, tir à l'arc aussi ! Bref, de quoi occuper les uns, les autres pouvant aussi rester assis. Le soir, pas de vrai bal avec robe longue, mais une virée d'accro-branche de nuit, ronds comme des queues de pelle faut bien l'avouer !




Je garde des souvenirs émus de cette journée, je revois mon cousin, casquette de travers, tee-shirt sorti du short, boussole à la main, en train de dire, comme s'il était dans sa section de police, la gagne ancrée au coeur "les gars, c'est tout droit on y va ! Taïau !" et de voir les enfants à la queue-leue-leue derrière lui  ! Les plus petits avec des herbes jusqu'aux yeux, les plus grands en train de hurler "ho hisse la saucisse" quand il fallait franchir le fossé !



Je revois ma soeur, morte de trouille (elle a le vertige sur un tabouret) à côté de mon témoin (toute aussi terrorisée) à 12 mètres du sol en train de me hurler "je te déteste, tu entends, je te déteste, je te déteste, mais c'est trop de la baaaaaaaaaallllllllllllllllllleeeeeeeeeee " Ma cops Christelle rajoutant "Mes enfants sont fiers de moi, c'est le principal, mais plus jamais t'entends, plus jamais tu ne me feras ce coup là !" les yeux brillants de joie et de plaisir et d'exitation, de trouille, de dépassement de soi aussi ! Je précise que nous n'avons obligé personne à enfiler le baudrier, elles l'ont fait en toute liberté, arguant que personne d'autre ne leur donnerait l'occasion de faire de l'accrobranche encadrées par un peloton de crs tout à leur attention ! Mon amie AL, en train de se faire draguer par un des crs, à 17 mètres de haut qui lui disait, "Mademoiselle, vous êtes la plus jolie branche du chêne" - alors qu'ils étaient entre deux sapins hein... Je l'entends encore au téléphone, riant à gorge déployée, me disant : "c'est la première fois que je reviens d'un mariage avec des courbatures, les collègues ne me croient pas quand je leur dis que j'ai fait de la tyrolienne..." On n'avait pas de photos à envoyer, ils ont bien été obligé de la croire sur parole, en même temps, il lui a fallu 4 jours pour remarcher normalement !

Je les vois encore tous, le soir, assis sous la grande tente en train de chanter "vas'y cocotte" pour ma fille en haut du mat ! Et mon père recevant le diplôme de l'homme le plus âgé ayant parcouru la "piste noire" du parc ; Jean-Yves, le responsable crs, heureux aussi d'avoir délivré dans la même journée celui du plus âgé, 62,5 ans et de la plus jeune, 2,5 ans (notre fille). Il était fier de cette récompense mon père, très fièr, et nous aussi. Il a fait encadrer le document, c'est aujourd'hui l'un de ses repères dans le temps.
On a chanté, eu des fous-rires, cassé un kart aussi (un kart ça fait pas bien les tonneaux...) débité des km d'âneries, tirés des flèches comme Robin des Bois, on était heureux ! Juste heureux de cet extraordinaire moment.
Une journée fabuleuse, tellement belle, tellement joyeuse, tellement pas conventionnelle !
C'était il y a 4 ans, mon père a vieilli - beaucoup, bien plus que les 4 ans qui nous sépare de cette journée - , ma soeur a toujours le vertige, les enfants de ma cops sont toujours fiers de leur mère, et mon cousin est toujours capable de mener à la victoire une bande de gosse hauts comme 3 pommes !
Nous sommes toujours mariés, toujours sans alliance, toujours en moto, et prêts à refaire la même journée sans rien y changer (ah si peut-être ne pas faire l'économie d'un photographe, nous n'avons pas de photos... aucune... enfin si peu quoi...)
* il a terriblement le vertige ** j'adore faire le singe accrochée à une liane ! 
Ps : Manderley, tu pourras toujours t'inspirer de notre journée pour ton prochain texto... :-)))

vendredi 9 avril 2010

Christophe Colomb est mon cousin...

Oui l'italien, parti du Portugal pour re-découvrir les Amériques. Il a même fait une petite halte aux Caraïbes avant de coloniser les grands espaces.

Ben lui et moi, on a choses communes :

- D'abord il a des frères, bon, moi c'est une soeur, mais j'ai 3 cousins germains et ça, ça compte comme des frangins.
- En plus, il a le pied drôlement marin ; moi aussi faut pas croire, bon ok, que sur un quai, sur le ponton déjà j'ai un peu le mal de mer et en bateau j'ai le rouli, même en rêve... mais comme j'aime bien la plage l'hiver, ça compense ;
- Pour finir il était hyper pote avec la Reine Isabelle, et j'ai une super pote qui s'appelle Isabelle, voir même, j'en connais 3 des Isabelle avec qui je suis pote, avec un peu de bol, il y en a bien une qui sera reine un jour.

Alors hein, si ça c'est pas des points communs de cousinage, faut me dire ce que c'est !

Vous allez me dire, "il a découvert l'Amérique, lui", oui, soit, mais pour un gars qui voulait aller en Inde, il n'a pas choisi le plus court quand même, comme trajet. Il n'était pas le roi de l'orientation. Ben moi pareil ! Je trouve le moyen de passer le sud de ma grande ville pour rejoindre mon mari dans l'est alors que je viens du nord. Colomb et moi, paf, encore un point commun : on a le même sens de l'orientation.

J'arrête de vous promener, je vais vous dire pour de bon, le point irréfutable de notre cousinage, à Colomb et à moi-même : notre moyen de transport

Lui son truc c'était quand même ça : Une Caravelle









Ben nous aussi, on a une caravelle ! Nan pas ça :



Mais ça !














En provenance de chez la voituredupeuple... Et c'est vraiment, mais vraiment "trop trop de la balle" ! C'est les enfants qui le disent, moi je me contente de dire "que ça déchire son hamster tellement c'est trop de la balle ct'caisse !!!!!!!!!!"

8 places, un coffre grand comme un couloir d'autobus la nuit, des rangements, des sièges qui se plient/enlèvent/rabattent/retournent, la clim et les loupiottes individuelles, des prises 12 volts en veux-tu en voilà. Le truc hyper fun que même ma mère pourrait conduire ! Elle n'aime pas faire les créneaux et avec ça tu t'embêtes pas à en faire, tu peux pas.Pffff mais si tu peux quand même faire des créneaux heureusement ! Pour ça, faut juste voir l'arrière-train de la voiture, et entre la longueur du bestiau et mes problèmes de vue, je ne vois pas le fond du camion...

En tout cas, mon patron rêve de pouvoir faire glisser 8 personnes d'un coup au frein à main, moi je n'en rêve pas, non, moi je m'entraîne !