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mercredi 8 juin 2016

Le choix, la rose et la photo...

Ca va être bref, je n'ai rien à raconter, trop de pluie et pas assez de photos je crois.

En réfléchissant un peu j'ai bien une nouvelle : Mephisto, le nouveau. Petite bricole récupéré le vendredi avant la fête des mères. Fête que je prévoyais un peu moisie, vu que l'année dernière le cadet venait de partir en claquant la porte et que l'ainé avait appelé à 20h30. Donc cette année je me suis choisi un chatounet, parmi une petite portée de 3 bouts de chat, celui là est sorti du lot. Un machin de 400 g à la pesée, 5 semaines tout juste et un pelage gris charbonné qui semble devenir de plus en plus clair.



Petite bricole qui a bien eu besoin de chaleur, de cou de maman humaine pour pallier à son abandon en pleine grange par une maman chat débordée et isolée. Elle a du faire ce qu'elle a pu et puis est partie quand elle a constaté que ses petits s'en sortaient plus ou moins bien tous seuls. Il est donc le bébé écharpe de la famille.






Quant à la fête des mères, pas du tout moisie ! Une belle rose, bien choisie et offerte en direct par un ainé débarqué  par surprise. Il avait tout manigancé avec mon amoureux qui peinait comme un fou à me faire rester à la maison ce week-end là, alors qu'il était le premier à vouloir aller faire un tour 3 semaines avant. Donc une belle belle belle fête des mères !




Et finalement pas la moindre des nouvelles, notre star dans le local de mardi. 300 figurants et c'est elle qui est en photo de casting. Elle apprécie la nouvelle à sa juste valeur.  

Echo Républicain - 07/07/16


Bon 3 belles  nouvelles pour un post bref. C'est plutôt pas si mal.

jeudi 19 mai 2016

Le plat pays... Ou pas...

Non parce que bon, le plat pays, quand tu le commences au Mont de Cats ce n'est pas plat, z'cuz moi du peu.

Ok, ce n'est pas les Alpes non plus, 164 m, mais quand tu sais qu'une partie des Flandres est à 0, voir sous le niveau de la mer, tout de suite ça remet en perspective.

Nous y avons croisé moults randonneurs, en short (il faisait froid) et capuchon de pluie (il ne pleuvait pas) peut-être était-ce le dress-code du jour ?


Nous avons ensuite rejoint le gite "Le Séchoir à Houblon" à Meteren. A quelques kilomètres de : Lille (Manuella !!!!!!!!!) la Belgique (les chocolats !!!!!!!!!!!!!! ) et Calais (la dentelle !!!!!!!!!!! ) (toute en mesure hein la fille, toute en mesure).

Donc balade Lilloise en belle compagnie, parce Man et Grenouille sont vraiment trop mimis ! Grenouille guide en chef, nous a promenés dans Lille en long large et travers. Elle a trouvé un magasin magique-extraordinaire-fabuleux pour Peau d'Ane qui a fait le plein de crayons, estompe, carnet et surtout de milles et une idée de dessin. Elle nous a aussi dégoté un magasin de bonbons qui n'ont pas résisté longtemps (il reste le sachet avec un pôv bonbon tout solitaire dedans "pour mieux me souvenir"... )

Ben oui, on était avec les bestiaux. Grenouille fait très bien la gardienne de bestiaux. 

Ne pas faire attention à nos trombines, le photographe est gentil, mais on n'était pas trop dans la phase "je pose pour un blog". Alors c'était papotage et rigolage et du coup, voilà quoi, c'est le mieux que j'ai.

Donc Lille, moi j'aime ! Beaucoup même. C'est très joli, les gens y sont assez apprêtés mais cool, les jeunes partout, les magasins ouverts et les vendeurs agréables (là c'est combo gagnant comme on trouve peu par chez nous) et l'architecture est un vrai plaisir. C'était vraiment un bon, beau moment. Peau d'Ane est fan absolue de la ville (et de Grenouille qui a son admiration pour l'accompagnement et le conseil). Elle rêve d'une journée shopping là bas. Moi moins hein, vu le nombre de boutiques qu'elle me cite depuis que nous sommes rentrées.

Bref, Lille c'était CHOUETTE !

Dimanche, vu que nous n'étions pas tout à fait cuits des jambes, l'homme a proposé Bruges, moins loin que Bruxelles. Moi qui rêvait de Bruges en amoureux, j'étais à moitié déçue (en amoureux c'est pas avec enfant et bestiaux). Mais va pour Bruges. Le plat pays porte bien son nom, c'est plat plat plat...Mais Bruges n'est pas tout à fait aussi romantique que je me l'imaginais. Peut-être que l'hiver, ou la nuit, ça le ferait romantique balade pour amoureux transis (moui, bon, ok, hiver, transis...) Nous avons croisés des hordes de touristes, bruyants, envahissants, sans parler des calèches qui traversent à tout berzingue, ça m'a carrément gâché le plaisir d'être là-bas. Et puis les commerçants sont pas trop commerçant je trouve (rapport Lille), à part l'aimable marchande du glacier. Le reste, bof, où alors je suis exigeante, va savoir (euh, ça va là bas dans le fond, je l'entend ton "toi exigeante, c'est un peu comme dire que la pluie mouille" )



















La bonne humeur de Peau d'Ane n'était pas entamée elle au moins. Elle "love" avec les gâteaux apéritifs du restau (tout moche le restau, tout sale du dedans - on était en terrasse - avec bouffe toute pas bonne et très très chère), ça nous a beaucoup fait rire ses mimiques avec coeur, maison, parapluie.


Nous n'avons fait ni la maison du diamant - trop de monde, ni le centre de la dentelle - pas trouvé - mais pas trop cherché non plus. Cette ville ce n'est pas mon trip (je me congratule de n'y avoir pas réservé dans un hôtel 4 étoiles un week-end prolongé, j'aurais péri d'ennui). 

Avant que les calèches me donne des envies d'attaque de diligence, nous avons mis le cap vers Ostende

Mais après la 2e journée à faire les citadins, les bestiaux ont refusés de descendre de la voiture quand nous avons voulu nous promener sur la plage. Vraiment ça ne leur disait rien du tout du tout, la plage, la mer, marcher encore. Juste un arrêt éclair pour voir les oeuvres  d'Arne Quinze de plus près. C'est drôlement sympa.  Je ne mettrais pas ça dans mon jardin, mais là sur cette promenade c'était très beau à regarder.

Lundi, le problème était plus simple, nous étions cuits des jambes et surtout nous ne devions pas rentrer trop tard pour éviter les éventuels retours du week-end à rallonge.

Vu que mon mari est un nostalgique de ses trajets au long court, nous avons fait le détour par Calais. Là où il accompagne les petits élèves de son école pour l'Angleterre. Il attend de voir disparaître le ferry à l'horizon pour rentrer, il fait même des photos pour les parents inquiets. 

Mais Calais ce n'était pas que pour sa nostalgie de chauffeur, c'était surtout pour que je puisse visiter la Cité de la Dentelle. Je ne saurais trop vous conseiller d'y faire un grand tour ! Je crois que si j'y retournais avec mon amie Pascale (costumière historique) ils seraient obligés de nous prévoir un lit de camp. J'ai A.DO.RE ! J'ai du être tullière dans une vie antérieure, tellement j'aime  le métier, le bruit de la machine, le choix des fils ; tout est passionnant  (sauf l'expo Annette Messager, j'ai rien compris, ce n'était pas de l'art, c'était juste moche - je suis une obtuse de l'art moderne aussi faut bien l'avouer).

Donc voilà c'était beau, c'était chouette et il a fait BEAU !


dimanche 27 décembre 2015

Décrocher...

Il le fallait, pour percevoir pleinement cette folle et grandiose aventure. Pour prendre le poids de toutes les émotions, les rencontres, les sentiments qui ont guidé mes pas jusqu'au 10 décembre et qui m'ont portée jusqu'à dimanche 13. Il fallait que je me rende dans une autre "vie" pour être sûre d'avoir bien vécu cette parenthèse qui me semble encore aujourd'hui totalement dingue.

Alors j'ai rangé l'atelier, j'ai essayé de rejoindre mon canapé, mais je m'y suis ennuyée, j'ai eu comme des regrets, mais plutôt en vrai, de la nostalgie. Et puis j'ai attaqué la dernière semaine de boulot, parce que l'air de rien, j'ai aussi un taff .

Et nous sommes partis en vacances. Dans les Landes.

Je voulais voir la mer. Et j'ai été servie. Matin, midi et soir.











Et je ne t'ai pas tout mis.

Si j'avais été chien j'aurais eu cette tête là : Eux, c'est mes chiens. Et ils adorent l'océan, l'eau, la vase, le sable, les mouettes...



Je reviendrais vous raconter le château. Mais là, j'ai besoin de décrocher encore un peu.

Je vous aime les gens !

Je vous souhaite une belle semaine.

A tout bientôt !

Ps : j'ai bien reçu les jolies cartes, je te remercie aussi. Elles trônent sur le frigo et c'est drôlement réjouissant le matin :-)

samedi 27 décembre 2014

Hiver et vacances...

Nous sommes définitivement des touristes de bord de mer d'hiver. Nous fuyons les plages trop pleines de soleil l'été et les pistes de skis pleines de neige.

Cette année c'était direction le Mont Saint Michel. Pour plein de raisons, la première étant surtout une visite promise depuis longtemps à Peau-d'Ane.

Par contre pas question de se frotter aux touristes, aux milles marches où l'on est bousculé et aux salles de l'Abbaye franchies à coup de flots humains.

Donc, le papa noyel a mis dans sa hotte une location de gite à 7 km du Mont.




Pour une fille qui ne jure que par les hôtels, la surprise était de taille. Et de bonne taille. Plus jamais je ne vais en hôtel moi ! Je retourne en gite tant que tu veux par contre. La place, l'espace, la joie de pouvoir bouger, de savourer les retours en fanfare sans déranger ses voisins et d'avoir les chiens avec nous.

Et même la déco apportée par l'homme vu que sinon jamais le Père Noël n'aurait laissé des cadeaux.









Peau d'Ane a vaincu le Mont à la béquille (fissure du tendon toujours pas cicatrisée). Et elle a eu "grand courage" cette enfant. L'avantage notable étant l'absence absolue de foule et quand je dis absence absolue je devrais plutôt dire "désert complet". Il y avait nous et que nous à la visite du matin. Un trip de fou pour moi qui déteste la promiscuité. Là, j'étais peinarde et je le prouve :



 Et oui, rien, personne, nada.
Juste deux touristes sortis faire les guignols de derrière un pilier.





Sérieux, une place de fou, on peut même étendre les bras et faire l'andouille dans une cheminée géante !
















Le cloitre était désert de chez désert !


Ah une soeur...

L'une des rares personnes que nous ayons croisées. Elle montait préparer la messe de 12h15.

Peau d'Ane s'inquiétant de leur approvisionnement, elle nous a raconté leur quotidien en quelques mots. Et en bonus, nous a confié qu'il y avait un peu plus de personnes vivant au Mont que de jours dans une année.

C'était très très chouette.








Les chiens à s'enivrer d'iode dans les polders, moi à faire provision de fruits de mer, notre fille à savourer chaque instant et l'Amoureux ravi de nous faire tant plaisir.

Une jolie fin d'année, et des vacances comme je les aime !


dimanche 4 août 2013

Jamais bien loin...

Il suffit d'un rayon de soleil, que je sorte prendre mon petit déjeuner sur la terrasse.

Et qui m'y rejoint ?




Que j'aille au bureau, ou que je m'installe sur le canapé ?


Ils sont là, près, glue, respirant fort, bougeant sans cesse. Mais là. Indéfectibles. Et c'est bien.


dimanche 17 mars 2013

Tu sais Maman...

"Moi je le voudrais comme ça, enfin un peu plus petit, mais pas trop non plus, et puis il lui faudrait une poche et une lanière. Bon tu fais comme c'est plus facile pour toi, mais si tu peux, ça serait bien comme ça et comme ci et peut-être avec ça aussi."
Voilà, ma fille a passé commande.

Pendant qu'elle était à sa compét de gym (la première c'était là), j'ai réalisé la commande. Une pochette léopard pour aller avec son bracelet. Même qu'elle me la prêtera pour aller avec mes chaussures. Elle est bien mignonne ma fille.

Entre deux éclairs, trois coups de tonnerre et ma peur bleue de l'orage j'ai cousu ce petit sac, beaucoup moins bête qu'il n'y parait. Entoilé, entièrement doublé, avec un fond pour donner de la profondeur (et franchement un fond entoilé de 2,5 cm de large c'est une ch**** sans nom à coudre, je ne suis pas au point sur les angles), il y a aussi une poche sous le rabat et la lanière cousue dans les côtés.

C'est raide l'entoilage pour sac, ça m'a cassé une autre aiguille et filé des crampes dans les doigts. Il n'est pas parfait parfait, mais il devrait faire l'affaire.










Le chien attend qu'il s'arrête de pleuvoir pour sortir dans le jardin. Et prendre la position du guetteur, en haut de la petite butte devant la maison. Il n'aime pas savoir que tout le monde n'est pas là quand il fait orage.



Le côté "bombé" n'est pas voulu,  si elle n'aime pas, je pourrais toujours corriger.



















Le prochain sac sera gris avec des chouettes vertes et aussi des paillettes .



Edit : Ma fille a adoré ! Elle a dormi avec son trésor dedans. Le trésor en question étant la médaille d'or gagnée dimanche au concours départemental de gym par équipe. Grosse grosse fierté de la part du Commandantenchef et de ses poussines !


mercredi 3 octobre 2012

Le soulier magique...

Vous je ne sais pas, mais moi les chaussures, j'aime ça.

A défaut de mettre mes arpions dans mes baskets, j'ai pu les mettre dans deux paires de chaussures que j'ai attendues des semaines !
 



















Vous remarquerez que les hauteurs de talons sont similaires (10 pour les "python", 9 pour les "veste à boutons")

Elles viennent d'une vente privée André, et peu me chaut de savoir qu'elles ne sont pas de la saison 2012. Elles sont à mes pieds, et ça faisait bien longtemps que je ne m'étais offert de telles chaussures.

L'avantage d'un chien qui mange tout ce qu'elle trouve, voir même ce qu'elle va promptement chercher là où c'est interdit, c'est qu'il faut bien le remplacer.

Nous nous consolons, plus exactement je me console comme je peux d'avoir du renoncer à 9 paires de chaussures (dont 5 des miennes...), paires sacrifiées sous la dentition toute neuve de Lou.

Si, Lou, là, la petite diablesse en tout en noir et pleine de dents...(A ses côté Mytook, le drôle de ma filleule)

mardi 16 février 2010

Nan mais quand les bêtes s'y mettent !

Mot d'enfant, de l'instant : KissKool, à la découverte de sensations nouvelles chope un truc, Peau-d'Ane l'instinct maternel et protecteur en avant, chope le chien, et je l'entends s'exclamer : "Nan mais ça va pas toi, t'as pris une pile ! Mais t'aurais pu t'électrocuter hein !"

Ben voilà, moi ma fille, je l'aime !

mercredi 3 février 2010

Nos a(term)(b)oiements...

L'arrivée de Kiss Kool aura été mûrement réfléchie, longuement aussi : 18 mois, une gestation d'éléphant en gros (éléphant / gros, fallait le faire, je l'ai fait, j'suis pas fière mais ça me fait marrer, oui je sais m'en faut peu à moi, mon côté Simplet certainement).

D'ailleurs plus longuement réfléchi que le fait de vouloir un enfant. Ce qui est dans l'absolu totalement stupide non ? Parce que bon, une fois qu'on a fait le premier pas d'enfant, on voit bien dans quelle galère on s'est collé volontairement et avec le sourire encore, et surtout on se dit qu'on aurait peut-être pu prendre le temps d'y consacrer un peu plus de 3 neurones et quelques semaines de questionnement plutôt que de foncer tête baissée dans l'aventure parentale ! On se rendait pas bien compte faut dire, on entendait tout et son contraire, mais nos mères ayant réussies à faire de nous des êtres autonomes et point trop stupides, on s'est dit qu'on avait qu'à prendre exemple sur elles. Ca c'est la théorie, on le sait tous, reste qu'avec la pratique, les enfants ça ne colle pas du tout au mode d'emploi (en même temps, il n'est pas fourni ce foutu mode d'emploi, donc hein, on a des excuses...) Oups, je m'égare, et loin encore !

Bref, je disais on fait le premier enfant dans l'enthousiasme, le second pour se donner la chance de mieux s'en sortir, le troisième parce qu'on n'en est plus à ça près - et que bon une fille ça serait cool quand même... Et quand une brave âme nous dit "ben c'est pour quand le 4e ?" juste après les 4 ans de la benjamine, là on dit "Nan mais ça va pas ta tête, plutôt prendre un chien !" Sauf que vaut mieux que ça tombe dans l'oreille d'une sourde.

Et notre Peau d'Ane, non seulement elle a l'ouïe fine mais elle a une mémoire d'éléphant (d'Asie - rapport à la caractéristique de son ouïe), et ça nous pose quelques soucis parfois. Elle entend donc une conversation entre amis, prend ce qu'il lui faut, le laisse reposer suffisamment et nous sort quelques jours plus tard : "Ma copine A. elle vient d'avoir une petite soeur, moi j'suis d'accord avec vous, j'aime mieux un chien à la place", "A la place de ta copine A. ?" "Non à la place d'une petite soeur, vu que vous avez dit à C. que vous vouliez un chien à la place d'un autre enfant". Nos têtes lui ont soudain paru bizarres, elle avait l'air rudement étonné de nos bouches ouvertes et de notre air idiot...

"Un chien ! Ma pôv chérie, mais non mais non, t'imagines pas, blablabla"... Sauf que "blablabla" ça ne suffisait pas à Peau d'Ane pour renoncer et que chemin faisant dans notre esprit, on n'allait pas priver cette enfant de la chance d'avoir un compagnon qui lui offrirait une affection sans commune mesure avec celle du chat, qui est superbe et chasse parfaitement, mais qui est très "chat", dehors au pire, pas souvent dedans au mieux.

Chemin, qui a commencé par : "mais qu'est-ce qu'on ferait d'un chien hein ?" "ben un chien de garde tiens !" "Ah oui, c'est vrai, c'est pas mal, un chien de garde"... Puis on a eu droit à "Mais comment on ferait pour les vacances ?" "Ben on l'emmènerait, ou on demanderait à tes parents" "Ah oui, c'est vrai, on pourrait aussi" et avant le 3e "Mais..." je finis par dire "on n'a pas tant réfléchi pour Peau d'Ane, et on y arrive bien avec elle, on pourrait tout aussi bien s'en sortir avec un chien nan ?" "Sauf qu'un chien on en prend pour 15 ans hein !" (oui, bon là l'argument il était imparable, enfin quoique Peau d'Ane on en a pris pour un  bail bien plus long, mais paraît que c'est pas pareil ...) Cheminement faisant donc, on rend visite à une amie, qui a un cheval, dans un ranch, avec des chiens.

Et là, Peau-d'Ane devient l'idole de Banjo, un magnifique berger allemand, qui collait notre louloute au flanc, lui montrait le chemin, la regardait dans les yeux, bref, confirmait que cette petite était faite pour partager son enfance avec un chien ! (et tant mieux parce que nan nan on ne lui aurai pas fourni de petite soeur !)

12 mois s'étaient écoulés entre le "plutôt un chien" et la rencontre Peau-d'Ane - Banjo, il fallait se décider ! On a "cédé", on aurait un chien, c'était une évidence.

On a donc passé en revue les types de chiens dont on voulait, ou pas. Pas les "d'aspirateur" ça on était bien d'accord ! Koikestce un chien d'aspirateur ? Ben ceux qu'on accroche aux poignées de portes pour ne pas les aspirer quand on fait le ménage, pardi ! Restait donc les chiens moyens, les gros chiens, les très gros chiens. Chéri partait pour un TRES GROS chien (genre berger des pyrénées ou bouvier bernois), moi pour un chien plutôt moyen (berger allemand, malinois, labrador), la taille des crottes et la longueur des poils servant de critères de choix, le moyen l'emportait. Sauf que mes moyens à moi, l'homme les trouvait moches, il voulait bien d'un chien mais d'un beau chien, sinon fallait que je m'attende à m'y coller bien plus que je ne l'aurais voulu. Je laissais donc le choix esthétique à l'homme, sans abandonner les arguments taille des crottes dans le jardin et longueur des poils dans la maison !

Le temps a fait son oeuvre, une annonce chez un véto et un chiot  bouvier appenzell se présente. Je vois les photos sur les sites d'éleveurs, poils courts, bonne tête, chien de famille, les arguments qui pèsent quoi - 45 kg adulte, aussi !  L'homme y va, craque, et voilà, ça fait deux semaines qu'il partage notre entrée, deux semaines où les matins sont un peu moins tranquilles mais les soirées drôlement plus vivantes ! (et les pyjamas de notre fille quenottés sévère !)

Ca valait le coup d'y réfléchir finalement !

vendredi 22 janvier 2010

L'(e double) effet Kiss Kool...

Vous connaissez tous (enfin je parle de ceux de plus 25 ans), cette pub vue, revue, sur-revue qui vous promet deux effets hyper rafraichissants avec ce bonbon. C'est devenue une communauté d'expression que de dire "tiens le double effet kisskool"... Mais pour de vrai, autant le premier effet on le sent assez bien (c'est un bonbon soit-disant mentholé extrême, la base c'est au moins qu'il soit un peu mentholé), autant le deuxième, on est la majorité à l'attendre encore, non ?

Ben je ne fait plus partie de la majorité, et ce depuis ce matin 5 h 45 !

Comment j'ai atteint la découverte suprême ?

Ben on a pris un chiot bien sûr ! Vous ne voyez pas le rapport ? M'enfin un peu d'imagination que diable...

J'explique : depuis 18 mois on s'interroge sur "prendre ou ne pas prendre ? tel est le chiot, telle est la question" On a finit par se mettre d'accord sur prendre. Puis par se mettre d'accord sur la race (je vous raconterais nos atermoiements respectifs dans un autre billet). Résultat, le 19 janvier 2010, arrive KissKool dans notre escarcelle entrée.



Premier effet : C'est "rafraîchissant"

Surtout quand il fait -2° et que depuis 20 mn on le félicite parce qu'il a eu la bonne idée de pisser en dehors du bac à fleurs...

Deuxième effet : c'est très "vlam dans ta patte tête"


Ce matin, 5 h 30 - je le remercie de me replonger dans les souvenirs des petites heures du jour - le chien s'était échappé solide dans la cuisine.

- Mon réflexe primaire : ouvrir la porte et le mettre dehors
- Mon réflexe secondaire : refermer la porte
- Mon réflexe tertiaire : oublier le chien !
- Bilan : paf je lui coince la patte !

Résultat : je passe en mode grosse panique "mémère-à-son-toutou" hystérique, je réveille la maison en hurlant "j'ai coincé la patte du chien dans la porte", le chien jappant à fond de sono ; mon mari, rentré à minuit d'une réunion à perpette se jette hors du lit, moi toujours hystérique, "je lui ai cassé la patte, j'suis trop nulle, j'suis trop nulle, j'suis trop nulle, je l'emmène chez le véto" (j'y allais en chemise de nuit hein, tant qu'à faire).

Là mon mari reprend les choses en main ( il avait moyennement envie de me savoir quasi à poil chez un mec sympa soit, mais pas super intime non plus), et me dit :

- "Là le véto il est fermé"
- "mais non, c'est comme les hôpitaux, y'en a forcément un de garde !"

Je cherchais frénétiquement le n° du véto en même temps, je trouve, pfff, écrit trop petit je n'arrive pas à le lire, aaaaaaaaahhhhhhhh je me meure, non en fait j'ai oublié mes lunettes, une fois les binocles posées sur mon nez, ça va mieux, n° du véto, message blabla, n° du véto de garde, composition, dring à l'autre bout...

- Le véto : "Allo"
- Moi limite en pleurs, en apnée émotionnelle : "je viens de coincer la patte de mon chiot de 8 semaines dans la porte, faut que je vous l'emmène" pour rappel quand j'ai entre 6 et 7  h de sommeil, me faut deux litres de café pour parler normalement, alors là, avec à peine 5 h, vous imaginez le tableau !
- Le véto,: "Il respire ?" il m'avait immédiatement classée dans la case folle-hystérique-maîtresse-d'un-unique-chiwawa-astre-de-ses-jours
- Moi : "euh oui"
- Le véto : "donc il n'y a pas d'urgence vitale ?" sur le ton du : j'aime les animaux, c'est pas le problème, mais me lever à 5 h du mat pour aller faire une radio de la patte à un chiot de 8 semaines qui finalement n'a rien, si y'avait moyen d'éviter, j'aime autant
- Moi :  "euh non"
- Le véto : "Quelle est la race du chiot ?"
- Moi :"un berger Appenzell"
- Le véto : "Madame,  ce sont  des chiots très démonstratifs, ils jappent fort, longtemps, mais sans obligatoirement de rapport avec la gravité de leur blessure, ça n'est pas forcément cassé. Quand vous vous coincez le doigt dans une porte, ça vous fait mal, mais vous ne foncez pas pour autant aux urgences ?"
- Moi : "euh non" (l'hystérique mémère-à-son-toutou-adoré-chéri-qu'elle-aime-par-dessus-tout- laisse peu à peu la place à la culpabilité logique d'une mère de famille dont le gosse vient de se gameler dans l'escalier parce qu'elle y avait laissé la bassine de linge)
- Le véto : "Vous avez de l'aspirine ?"
- Moi : "euh oui" (mais comment sait-il que j'ai une put** *de migraine lui ?)
- Le véto : "Vous avez des enfants ?"
- Moi : "euh oui" (là à 6 h du mat, je vois pas bien le rapport)
- Le véto : "Vous allez confiner le chien dans un endroit calme, vous allez lui donner une dose d'aspirine enfant fonction de son poids et attendre 8 h 30 que le cabinet du docteur Leblanc ouvre, vous le conduirez là-bas à ce moment là.. Ca va aller, ne vous inquiétez pas" (le gars là, tu sentais bien qu'il maitrisait la situation et qu'il avait envie de se rendormir).
- Moi  : "Maintenant que vous le dites, ma réaction est en effet disproportionnée, je vous remercie de m'avoir aidé à voir les choses plus calmement." (je commençais à me rendre compte que je venais de me donner en spectacle au téléphone à 5 h 30 avec un parfait inconnu mais à qui j'avais donné mon nom, je voulais pas non plus finir de ruiner ma réputation)
- Le véto : "Pas de problème, c'est aussi notre métier - de calmer les folles hystériques qui ne voient pas un bouvier appenzel en travers de leur porte -, tenez moi au courant si après un câlin et sa dose d'aspirine il jappe toujours, mais ça devrait aller."

Aspirine en pipette pour le chien, câlin de 5 h 45 à 7 h 45... là, il galope comme un cabri chiot en parfaite santé dans le jardin...

J'suis une truie fluorescente !


Ps : à toi, passant inconnu qui in petto commente l'irréalisme total de ma compassion humaine rapport à Haïti, sache que je ne suis pas forcément aussi truie que je veux bien te le raconter...