Je n'étais pas perdue, juste occupée ailleurs. De l'autre côté de l'écriture.
Mais là, j'écris beaucoup sur des réseaux parallèles à ici. Les faits divers, cette Une malvenue, les hastags... tout ça me remue, me heurte, me donne envie de pleurer ou de hurler.
J'ai vécu. Je sais. Et j'ai une fille...
Comment je le vis ? Mal pour l'instant. Parce qu'il va bien falloir la prévenir, lui apprendre à se défendre, mais est-ce que ça sera suffisant, est-ce qu'elle aura toujours l'énergie pour répondre, faire face ?
Si je reprends ma propre histoire, enfant j'ai été une privilégiée, avec une mère très stricte, une grand-mère pleine de droiture, personne ne se serait amusé à dévier même d'un oeil. Mon père d'un milieu ouvrier, n'était pas fan des blagues de vestiaires non plus et ses potes toujours très prévenants. Peut-être était-ce l'époque ?
Ado, idem, élevée dans une école de filles. Puis la fac avec mes copines et là idem, des jeunes gens futurs avocats qui ne pouvaient se permettre, en public, le moindre écart. La province bien-pensante avait du bon.
Et puis j'ai quitté l'adolescence.
Ma première insulte je m'en souviens comme si c'était hier, alors que c'était il y a 30 ans tout juste. Dans un bistrot où je riais un peu fort, un mec bourré sort "mais elle peut pas retourner à sa cuisine cette pétasse", je réplique "la pétasse t'emmerde" et il me lance son verre à la tête. Mon sang n'a fait qu'un tour, je saute par dessus la table pour lui asséner une baffe magistrale. Ca a séché le gars et laissé les potes sans voix. Le patron qui était un pote dit à son client "la prochaine fois tu vérifieras qu'elle ne fait pas de catch avant de balancer ton verre à la tête d'une femme".
Je suis incapable d'expliquer ce qui m'a pris, si c'est le "retourner à sa cuisine" ou le "pétasse" qui a servi de mèche, mais je crois que même sans le verre j'aurais fait le tour de la table.
Ma réputation était faite. J'étais la terreur féministe.
Et puis il y a eu un trou noir, alimenté par mon ex-beau-père, cautionné par mon ex-belle-mère et fomenté par mon ex : la femme, cette identité négligeable surtout quand elle ne gagne pas un rond (encore heureux que j'avais fait des garçons parait-il).
Une période où j'ai vécu comme enfermée en moi-même. Ou plus rien ne passait, pas au début, certes, mais sur 10 ans de vie commune les 5 dernières années sont passées de gris clair à noir foncé.
Quand je suis retournée bosser, après avoir changé de vie, un "collègue" me sort "t'as une voix d'hôtesse de l'air, heureusement que ma braguette est fermée sinon je crois que je m'envolerais" J'ai retrouvé mon reflex de bistrot, je lui ai répondu "tu vas trop loin, je ne suis pas une petite que tu peux terroriser". Et j'ai filé droit dans le bureau de son chef, qui me dit "ok il a le sens de l'humour un peu graveleux" "donc il a le droit d'avoir l'humour graveleux avec moi mais avec votre femme vous pensez que ça va le faire aussi ? Quoiqu'il en soit votre boulot à vous de chef, est de le remettre à sa place, si vous ne le faites pas je m'en chargerai mais il ne faudra pas venir pleurer sur la procédure". Je n'ai plus jamais entendu le "collègue" m'adresser la parole.
Ici aussi ma réputation était faite, je dégainais plutôt vite et plutôt méchamment.
Et hier ou presque, Les Inroks et la une avec Cantat., Winstein... Et tout qui remonte.
On ne m'emmerde plus, j'ai 50 ans, je suis en surpoids et je mords avant d'aboyer. Mais ma fille... ?
Petit blog personnel... pour mieux me souvenir de vous quand je serais vieille...
mardi 17 octobre 2017
jeudi 27 juillet 2017
J'ai cousu...
Si beaucoup !
La dernière en date, une chemise Melilot (Deer and Doe) en piqué de coton. Froissable comme pas permis mais je suis certaine qu'elle dort avec 😊
Les cholis en opposition des saris (non mais elles sont TELLEMENT jolies)
Et puis j'ai fait de la retouche, beaucoup beaucoup beaucoup. On pourrait croire que ça n'est pas gratifiant, mais moi voir une robe reprise portée dans ma petite ville et me dire quand sans cet ourlet elle ne l'aurait pas mise, ou recevoir une photo des 4 petits beaux comme des coeurs au mariage de leur cousin, avec un ourlet de pantalon qui tombe parfaitement, ou un monsieur tout fier d'avoir les bras de sa chemise à la bonne longueur, voilà je trouve ça gratifiant.
Oui je couds pour faire plaisir, autant pour moi que pour les autres.
La dernière en date, une chemise Melilot (Deer and Doe) en piqué de coton. Froissable comme pas permis mais je suis certaine qu'elle dort avec 😊
Les cholis en opposition des saris (non mais elles sont TELLEMENT jolies)
Et puis j'ai fait de la retouche, beaucoup beaucoup beaucoup. On pourrait croire que ça n'est pas gratifiant, mais moi voir une robe reprise portée dans ma petite ville et me dire quand sans cet ourlet elle ne l'aurait pas mise, ou recevoir une photo des 4 petits beaux comme des coeurs au mariage de leur cousin, avec un ourlet de pantalon qui tombe parfaitement, ou un monsieur tout fier d'avoir les bras de sa chemise à la bonne longueur, voilà je trouve ça gratifiant.
Oui je couds pour faire plaisir, autant pour moi que pour les autres.
vendredi 21 juillet 2017
Décrocher...
A une époque, j'aurais pu écouter ça à fond les ballons, et pleurer de rage, de désespoir.
Aujourd'hui je peux l'écouter toujours à fond les ballons, sans pleurer, juste parce que j'aime ce que j'écoute.
Je comprends qu'ils aient pu rassembler autant, je comprends aujourd'hui que des milliers de fans soient tristes.
Je suis un peu triste, mais j'écouterai demain encore à fond les ballons.
Bon voyage Chester. Bon voyage.
mercredi 19 juillet 2017
Revenue...
Ou pas tout à fait encore.
Quoi qu'il en soit je n'arrive pas à parler du Sri Lanka.
Juste à en dire que c'était magnifique.
Que je veux retourner vivre là-bas. Pas parce que c'est magnifique, juste parce que c'est là-bas que je veux être; Dans les montagnes, au milieu des plateaux de thés, à ouvrir une maison d'hôtes.
Voilà quand tu me connais tu comprends à quel point je veux vivre là-bas.
Quoi qu'il en soit je n'arrive pas à parler du Sri Lanka.
Juste à en dire que c'était magnifique.
Que je veux retourner vivre là-bas. Pas parce que c'est magnifique, juste parce que c'est là-bas que je veux être; Dans les montagnes, au milieu des plateaux de thés, à ouvrir une maison d'hôtes.
Voilà quand tu me connais tu comprends à quel point je veux vivre là-bas.
lundi 22 mai 2017
La chemise...
Il lui fallait bien un article à elle toute seule.
La chemise pour le mariage là-bas loin, la chemise sur mesures pour l'homme. La chemise dans laquelle il n'aurait pas trop chaud, dans laquelle il ne serait ni trop serré ni trop au large, qui tomberait bien aux épaules. Et dont il supporterait les manches longues (sans que les poignets ne lui servent de gants) et si par coup du sort je pouvais faire une patte pour cacher les boutons, ça serait encore plus chic me dit-il.
Donc j'ai commencé il y a quelques semaines par commander un patron, Monsieur étant un peu hors normes, je n'avais pas du tout du tout envie de bouiner, je voulais un truc facilement adaptable. J'ai trouvé dans les vintages de McCall's (n° 7365 dont je venais de tirer le gilet)
Et puis regarder des vidéos et des tutos, parce que le principe de la patte invisible m'était totalement étranger. C'est chouette le net, tu trouves de tout absolument de tout - du bon et du mauvais d'ailleurs, mais là c'était plutôt du bon.
J'ai trouvé cette série de vidéos, très bien foutue
Il fallait juste bien penser à inverser les côtés, parce que là c'est un chemisier femme... Un peu de pliage, beaucoup de précision et surtout un montage totalement différent de ce que j'avais toujours fait. Il ne me serait pas venu à l'idée de commencer par le montage des pattes de boutonnage que je réservais toujours pour la fin. alors que finalement, c'est quand même vachement plus simple comme ça. Tu n'es pas embarrassé par le col, les manches, le poids et l’encombrement du tissu sous la machine, tu n'as que les deux devants à t'occuper. J'ai gardé la technique, tu penses bien !
Donc une fois le patron et le tuto validé, manquait le tissu. Et comme il manquait le tissu aussi pour d'autres choses je suis montée à Paris, j'ai fait ma provinciale au marché St Pierre, et j'ai trouvé des coupons fabuleux chez Moline. Pas cher de très belle qualité, j'ai ramené un stock en prévision d'autres chemises plus simples celles-là.
J'avais tout...
Mais pour tout avouer, je n'avais surtout pas la technique malgré les tutos et autres vidéos. J'ai mis un moment entre les coutures à l'anglaise (que je voulais très fines, mais qui laissaient passer pleins de fils sur l'endroit parce que ma marge de couture n'était pas assez grande. Les surpiqûres (moches que j'ai du recommencer 3 fois) et le col. Ah le col. Comment te dire que la première, deuxième, troisième, ... 5e version étaient moche à pleurer ???

Tiens juste la 5e version, Ah oui, hein ça claque dans l'absolue horreur. Entre le col pas aligné, le pied de col pas symétrique, les plis affreux de l'entoilage, les pointes qui rebiquent et la couture du pied de col qui plisse et se voit. J'avais juste envie de tout mettre à la poubelle.
Alors j'ai attendu que ça me passe, j'ai fait d'autres choses, mieux regarder mon patron, les tutos, et j'ai recommencé... Une seule fois. Et forcément ça a été mieux. Mais acceptable.

Je me suis aussi confronté aux pattes capucin, là aussi sacré défi. j'ai changé de méthode de montage en cours de route, parce que non une seule pièce c'est pas beau, ça couine, ça grince, ça plisse. J'ai donc repris, tutos, le net, les bouquins et j'ai fait en deux pièces. C'est plus qu'acceptable. Les poignets sont beaux.
Au final elle ressemble à quoi cette chemise alors ?
Elle ressemble à ça :

Elle est pas belle la vie ? 😆
La chemise pour le mariage là-bas loin, la chemise sur mesures pour l'homme. La chemise dans laquelle il n'aurait pas trop chaud, dans laquelle il ne serait ni trop serré ni trop au large, qui tomberait bien aux épaules. Et dont il supporterait les manches longues (sans que les poignets ne lui servent de gants) et si par coup du sort je pouvais faire une patte pour cacher les boutons, ça serait encore plus chic me dit-il.
Donc j'ai commencé il y a quelques semaines par commander un patron, Monsieur étant un peu hors normes, je n'avais pas du tout du tout envie de bouiner, je voulais un truc facilement adaptable. J'ai trouvé dans les vintages de McCall's (n° 7365 dont je venais de tirer le gilet)
Et puis regarder des vidéos et des tutos, parce que le principe de la patte invisible m'était totalement étranger. C'est chouette le net, tu trouves de tout absolument de tout - du bon et du mauvais d'ailleurs, mais là c'était plutôt du bon.
J'ai trouvé cette série de vidéos, très bien foutue
Il fallait juste bien penser à inverser les côtés, parce que là c'est un chemisier femme... Un peu de pliage, beaucoup de précision et surtout un montage totalement différent de ce que j'avais toujours fait. Il ne me serait pas venu à l'idée de commencer par le montage des pattes de boutonnage que je réservais toujours pour la fin. alors que finalement, c'est quand même vachement plus simple comme ça. Tu n'es pas embarrassé par le col, les manches, le poids et l’encombrement du tissu sous la machine, tu n'as que les deux devants à t'occuper. J'ai gardé la technique, tu penses bien !
Donc une fois le patron et le tuto validé, manquait le tissu. Et comme il manquait le tissu aussi pour d'autres choses je suis montée à Paris, j'ai fait ma provinciale au marché St Pierre, et j'ai trouvé des coupons fabuleux chez Moline. Pas cher de très belle qualité, j'ai ramené un stock en prévision d'autres chemises plus simples celles-là.
J'avais tout...
Mais pour tout avouer, je n'avais surtout pas la technique malgré les tutos et autres vidéos. J'ai mis un moment entre les coutures à l'anglaise (que je voulais très fines, mais qui laissaient passer pleins de fils sur l'endroit parce que ma marge de couture n'était pas assez grande. Les surpiqûres (moches que j'ai du recommencer 3 fois) et le col. Ah le col. Comment te dire que la première, deuxième, troisième, ... 5e version étaient moche à pleurer ???

Tiens juste la 5e version, Ah oui, hein ça claque dans l'absolue horreur. Entre le col pas aligné, le pied de col pas symétrique, les plis affreux de l'entoilage, les pointes qui rebiquent et la couture du pied de col qui plisse et se voit. J'avais juste envie de tout mettre à la poubelle.
Alors j'ai attendu que ça me passe, j'ai fait d'autres choses, mieux regarder mon patron, les tutos, et j'ai recommencé... Une seule fois. Et forcément ça a été mieux. Mais acceptable.

Je me suis aussi confronté aux pattes capucin, là aussi sacré défi. j'ai changé de méthode de montage en cours de route, parce que non une seule pièce c'est pas beau, ça couine, ça grince, ça plisse. J'ai donc repris, tutos, le net, les bouquins et j'ai fait en deux pièces. C'est plus qu'acceptable. Les poignets sont beaux.
Au final elle ressemble à quoi cette chemise alors ?
Elle ressemble à ça :
Mais le plus beau c'est l'ensemble

Elle est pas belle la vie ? 😆
mardi 9 mai 2017
Pour l'été....
Enfin si les températures veulent bien augmenter un peu !
J'avais fini la deuxième chemise de l'homme (attends un peu ça va venir, faut que je fasse des photos avant) et j'avais besoin / envie de deux hauts pour moi.
Dans le stock de l'improbable que j'avais acheté il y a un siècle dans l'espoir d'en faire des foulards, j'ai décidé de regarder si je pouvais faire des hauts pour moi. J'ai donc choisi du voile de coton et de la mousseline de polyester... Dammed !
Je rajoute au tout un vague patron qui ne m'avait absolument pas convaincu l'année dernière (je crois que le choix des finitions n'était pas du tout judicieux) et en avant, je n'avais pas grand chose à perdre...
Sinon ma patience....
Quelle buse je fais parfois ! M'attaquer à un modèle (certes facile) mais jamais fait et en voile de coton, c'était pas un choix malin.
J'ai pris la photo pour te montrer à quel point ce tissu est transparent. Donc il fallait le doubler (voile de coton aussi mais moins fuyant), et puis cette patte polo quand même, ce n'était pas le meilleur choix technique. Mais il suffit finalement de respirer, d'y aller molo, de bien marquer les points d'arrêt et les lignes de couture (d'ailleurs il y a un truc qui m'a totalement échappé, je n'ai pas lu d’instruction comme quoi il fallait recouper la marge de couture de la patte, mais si tu refermes sans découper, ta patte fait juste un cm de trop..., j'ai recoupé, je suis une rebelle du patronage).

Et futée pour futée je me suis dit que j'allais rajouter les fameuses pattes de boutonnage sur les manches pour pouvoir les remonter. Va faire des boutonnières ! Bref, j'ai galéré et j'y ai mis un moment. Mais c'est joli. Même l'homme trouve ça chouette.
Ma fille dit que c'est pas mal, que ça va. On va prendre ça pour un compliment.
J'avais fini la deuxième chemise de l'homme (attends un peu ça va venir, faut que je fasse des photos avant) et j'avais besoin / envie de deux hauts pour moi.
Dans le stock de l'improbable que j'avais acheté il y a un siècle dans l'espoir d'en faire des foulards, j'ai décidé de regarder si je pouvais faire des hauts pour moi. J'ai donc choisi du voile de coton et de la mousseline de polyester... Dammed !
Je rajoute au tout un vague patron qui ne m'avait absolument pas convaincu l'année dernière (je crois que le choix des finitions n'était pas du tout judicieux) et en avant, je n'avais pas grand chose à perdre...
Sinon ma patience....
Quelle buse je fais parfois ! M'attaquer à un modèle (certes facile) mais jamais fait et en voile de coton, c'était pas un choix malin.
J'ai pris la photo pour te montrer à quel point ce tissu est transparent. Donc il fallait le doubler (voile de coton aussi mais moins fuyant), et puis cette patte polo quand même, ce n'était pas le meilleur choix technique. Mais il suffit finalement de respirer, d'y aller molo, de bien marquer les points d'arrêt et les lignes de couture (d'ailleurs il y a un truc qui m'a totalement échappé, je n'ai pas lu d’instruction comme quoi il fallait recouper la marge de couture de la patte, mais si tu refermes sans découper, ta patte fait juste un cm de trop..., j'ai recoupé, je suis une rebelle du patronage).

Et futée pour futée je me suis dit que j'allais rajouter les fameuses pattes de boutonnage sur les manches pour pouvoir les remonter. Va faire des boutonnières ! Bref, j'ai galéré et j'y ai mis un moment. Mais c'est joli. Même l'homme trouve ça chouette.
Ma fille dit que c'est pas mal, que ça va. On va prendre ça pour un compliment.
Et juste parce que je suis totalement folle, j'ai récidivé le lendemain avec cette fois de la mousseline de polyester ! Ah mais quand même c'est chaud cette matière. Ca fuit, part, vrille, bouge, tu ne peux rien épingler ça ne tient pas, faut tout bâtir. Et puis encore c'est même pas droit. Les boutonnières sont affreuses (et pour m'ajouter à la difficulté, je les ai mises sur le devant !).
Mais au final, c'est vraiment joli. si je t'assure, (faut pas regarder les détails de trop près, surtout les boutonnières). J'ai opté pour des manches longues resserrées au poignet. Et j'ai raccourci de 15 cm... Parce que non décidément non la longueur tunique ne me va pas du tout du tout du tout !
jeudi 4 mai 2017
Niveau 0
Ce qui suit vient de chez Anne . Je l'ai lu ce matin, j'avais lu aussi son image sur l'autre mur.
Et je m'étais dit "non mais ça va pas bien la tête ?!" Et puis je me suis demandé si déjà je n'avais pas des choses en train, et d'autres que je pourrais mettre en place. Alors je vais reprendre le détail d'Anne :
J'ai trouvé (Merci Danielle)... Le fruit du travail d'un groupe d'étudiants en BTS.
9 points à travailler au "niveau zéro", le notre, pour faire tourner le monde autrement.
Mon image n'est pas très visible, je détaille:
- Agir positivement:
-semer les graines des fruits que l'on mange. Alors là pas possible, déjà parce qu'on vit dans les bois et que rien ne pousse et qu'en plus j'suis nulle de chez nulle de chez pas la main verte du tout.
-prendre ses responsabilités. Euh, je crois que ça ça va, il y a vraiment des gens qui ne prennent pas les leurs ?
-agir à son échelle. Idem, je crois que ça aussi, je fais autant que je peux.
-se lancer sans attendre. Comme dirait mon mari je pars déjà les 4 pattes à la fois, on va tenter de faire plus efficace.
-faire sa part. ? Ma part de quoi et où ?
-réfléchir à la désobéissance civile Ca va pas être possible je crois. Je suis bien trop "civique" "républicaine" pour contrevenir aux règles. J'ai bien un soupçon de droit de retrait (tu sais le truc chez les fonctionnaires) mais je crains que ça ne s'arrête là.
-développer l'attention et la conscience A/de quoi ? A/de qui ?
- Protéger la faune et la flore:
-nichoirs oiseaux, insectes On a des chats, et des nichoirs, pas surs que les premiers ne profitent pas des seconds...)
-conserver des espaces sauvages Autant que faire se peut, mais on vit au milieu des champs, c'est insecticides et herbicides à tout va par chez nous.
- Communiquer:
-intégrer des groupes, monnaie locale, association. Sociétaire dans du local. Bénévole aussi beaucoup
-militer, informer les gens. Non, sinon je pars dans les tours, et c'est vraiment contre-productif, les gens chez moi sont moyennement ouverts à ma pensée...
-donner l'exemple. Je ne laisse pas le choix, je fais comme j'ai décidé et du coup parfois ça suit.
- Réfléchir aux transports:
-pas de voitures pour les petits trajets. Malheureusement à la campagne il n'y a pas de "petits trajets" 7 km jusqu'au village le plus proche pour faire les courses...
-covoiturage Idem rarement pour ne pas dire jamais possible. Seul l'ainé a fait le job quand il partait à la gare le matin.
-transport en commun. Faudrait-il encore qu'ils existent...
-vélo. 50 km AR pour aller bosser... mouif... non.
- Économiser l'eau et l'énergie:
-éteindre les veilles. Souvent pas toujours mais souvent
-collectes d'eaux pluviales. Oui pour arroser le jardin (enfin la pelouse)
-toilettes sèches. Non, sans discussion possible.
-éviter la gaspillage alimentaire. OUI !
-piles batteries solaires. ?
-Vider ses espaces de stockage internet. j'sais pas comment on fait.
-moteur de recherche écoresponsable. connais pas mais je vais chercher
- Gagner en autonomie:
-potager. voir les bois...
-élevage. Voir les chiens... mouarf, non mais ils me bouffent des pigeons à longueur de temps, j'image les poules !
-fait maison (cosmétiques, produits d'entretien). Entre les deux, j'ai peu de cosmétiques, peu de produits d'entretiens (du multiusage que je dilue ou le nettoyeur vapeur) du coup je ne les fais pas maison
-apprendre des savoirs faire. ?
-produire son électricité. Pas possible non plus
-échanger, troquer. Oui !
-rencontrer des pros. ? De quoi ? Des électriciens, des médecins ?
-prendre soin de sa créativité. Pffff, j'sais pas, j'suis pas créative. Exécutrice oui mais créative pas des masses en fait.
- Prendre sa santé en main:
-physique, émotionnelle, mentale. Physique j'ai pas le choix. Emotionnelle j'ai du mal et mentale je crois que c'est à peu près stable.
-individuelle et collective. Prendre la santé collective en main ? Je comprends pas tout.
-sport dans la nature. Si par nature en entends les champs plein de pesticides, les forêts pleines de décharges sauvages, on va dire que oui alors.
-éviter la sur médication. Là, idem, pas le choix, je n'ai quasi droit à rien, et du coup la pharmacie maison est pleine d’homéopathie et d'huiles essentielles.
-faire plus de musique, de poésie, de méditation. Ecouter de la musique oui, mais la faire, non vraiment pas. Poésie et méditation ? pffff, non plus.
- Changer d'alimentation:
-produits locaux. Oui souvent
-produits bio. Parfois
-en fonction des saisons. Evidemment
-favoriser les agricultures plus responsables. Quand c'est possible dans ma zone de chalandise
-réduire la consommation de viande et de poisson. Elle n'est déjà pas extraordinaire je vais garder ce que j'ai.
-produire sa nourriture saine et fraiche. Pas de produits industrialisés chez nous (sauf les glaces, Haag Dazs, parce que sinon ben c'est pas bon )
- Réduire ses déchets:-consommer moins. Oui-éviter les produits sur emballés. cf plus haut pas / peu d'industrialisés / donc pas peu de déchets-composter. Non (cf mon problème de jardinage, je ne composte pas)-recycler , tri sélectif, réutilisation. Oui !-cuisiner les épluchures Non-refuser l'obsolescence programmée. Oui on répare
Bon comme dirait belle-maman "c'est pas si pire". C'est pas parfait, on peut améliorer les choses mais c'est pas si pire. Les non sont des non non-négociables, pas la peine de tenter de me faire changer d'avis, je ne composterai pas, pas plus que j'irai au boulot en vélo ou que je demande à l'homme d'installer des toilettes sèches. Il y a des trucs, je peux pas, je peux pas.
Sinon il y a quand même des questions bizarres vous trouvez-pas ? "Faire sa part" "Développer l'attention et la conscience" C'est là pour remplir les lignes ou quoi ? Ca m'avait déjà paru étrange dans le schéma, mais là, c'est encore pire. Je ne vois absolument pas à quoi ça peut correspondre. Tout comme "prendre ses responsabilités" ? Ca vaudrait le coup que l'auteur développe le sujet je pense.
Alors et vous ? Oui, non, négociable ?
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