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lundi 15 février 2010

Le même genre...

Vous, je ne sais pas, mais j'ai des catégories dans la vie, des trucs "dans le même genre" : mes pantalons (tous larges et gris ou noir), mes pulls (déclinant les nuances de fushia à 80 %, mais à col V à 100 %), mes chaussures (toutes à talons hauts), mes chemises de nuit (toutes moches - ça c'est Cherettendre qui le dit), mes gosses (tous casses-bonbons :-) ) Je pourrais vous en faire une liste longue comme le bras de différents trucs de ma vie "tous dans le même genre", mais je voudrais m'attarder sur un en particulier : les blaireaux.

A la lueur d'une réunion d'association pour le moins houleuse, je viens de me rendre compte que ceux que je considère comme des blaireaux ont tous le même genre ! Nan, si, sans rire... Je vous raconte :

Allez savoir pourquoi, je ne supporte pas qu'un abruti me chie dans les bottes. Je veux bien qu'un mec doué d'un minimum d'intelligence vienne m'expliquer oh combien je ne suis qu'une crotte de mouche en matière de maniement de marteau-piqueur ou que je fais des créneaux dignes de mon arrière-grand-mère qui ne savait pas conduire ; mais qu'un gars, qui ne fait pas la différence entre un compte de résultat et compte de trésorerie, vienne me dire que, jamais j'aurais du laisser passer 8.05 euros d'agio - rétrocédés en plus ! sur un budget de 62 025.14 annuel hein -  alors que lui a envoyé 21 982.12 euros de travaux, explosé le budget par deux et acheté pour 850 euros de bouffe, alors qu'on avait voté la moitié, ça a comme effet de me faire sortir de mes gonds ; le pire étant quand il insinue que je suis en train de détourner des fonds avec un "compte secret". Ca a produit une implosion dans mon système nerveux et je suis partie en live !

Après lui avoir fait vigoureusement comprendre que me prendre pour une conne ce n'était pas la meilleure idée qu'il avait eue de la soirée, voir même de l'année, je l'ai foutu dehors, en lui disant que la prochaine fois qu'il voudrait insinuer que je détournais du fric il ferait mieux de s'aviser de savoir faire la différence entre "compte secret" et "compte d'épargne". Je vous fait grâce des détails, ça a été sanglant (et embarrassant), mais tout le monde était d'accord pour dire que j'avais eu raison, jamais de la vie il n'aurait du me parler comme ça. Ouaip quand même fallait voir à voir.

Je lui ai envoyé un mail pour lui expliquer que c'était un gros connard, pourquoi j'étais partie en tétines - comme on dit dans le milieu -  et vu que je ne venais pas lui dire comment faire avec sa pelle et ses virages, le minimum était qu'il fasse de même avec mon compte de résultats (qui est juste, hein, faut pas croire que parce que je n'y comprends pas grand chose je ne suis pas capable de faire la différence entre recettes et dépenses). Il a reconnu, le lendemain, puis le sur-lendemain, et même le jour d'après, avec le reste de l'équipe, que oui il s'était emballé, que non c'était pas ça qu'il voulait dire, qu'il ne comprenait rien à la compta, qu'en fait ça lui faisait peur tous ces chiffres, blablabla. Il l'a reconnu avec tout le monde, sauf moi... Et là j'ai commencé à me poser des questions. Mais pourquoi pas à moi ? Pourquoi pas un seul coup de fil, pas un seul message, pas même un sms disant "désolé" ?

Et puis j'ai pensé à mes autres blaireaux, le voisin de derrière avec qui je me suis méga pris le chou cet été, mon ex avec qui c'est récurrent, un "collègue" de boulot, une gonzesse de l'école, bref, j'ai fait le tour et bing comme une évidence : pas un seul, pas un seul de ces personnages là, ne m'a jamais présenté d'excuses. Rien que dalle, nada, queue de chie, pas ça ! Alors que bon, hein raisonnablement dans un conflit on peut penser que les deux parties partagent les torts. Moi j'ai présenté des excuses (enfin quand j'en avais à présenter), mais eux jamais. Et c'est ça qui donne le "même genre" à mes blaireaux ! Et il n'y a rien à faire, vraiment rien, quand on ne vient pas me dire "j'suis désolé, j'a merdé" ça reste coincé. Je ne suis pas rancunière, je passe même plutôt vite l'éponge, mais si l'autre en face me traite comme quantité négligeable au point de ne pas vouloir/pouvoir/penser ne pas devoir me faire des excuses, ben, c'est fini, terminé, classé, moi je reste sur mes positions, c'est un "blaireau".

Je suis certainement le cadet de leur souci, mais eux sont pire que ça pour moi, ceux ne sont pas des êtres libres. Pour moi il n'y a rien de pire que de refuser de voir qu'on a fait une erreur, ça empêche de bien vivre... et j'aime bien trop ma vie pour m'enfermer dans un pseudo ego à la noix.

3 commentaires:

  1. ... J'arrive en plein règlement de comptes, mais c'était certainement justifié ;)

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  2. Justifié oui, j'aime pas que les gens bêtes me prennent pour une gourde. J'aima pas non plus que les gens intelligents me prennent pour une gourde.

    Résulat, le blaireau s'est fait taclé par le reste de l'équipe ! Je garde mon poste et lui va avoir du mal à garder le sien :-)

    Tant pis, y'a des fois où quand même la justice n'est pas que pour les crétins !

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