"Ca y est elle est folle pour de bon !" A peine plus que d'habitude et peut-être tout juste moins que la semaine dernière. Parce que la semaine dernière a été une succession de droite-gauche / pile-face des plus désagréable, comme une année avec un hiver trop long et un été trop fugace.
L'objet de nos tourments : l'avenir estudiantin de Môssieurl'aîné ! Quand, en 4 mois, on passe de véto, à St Cyr, puis à entraîneur sportif, on est vraiment loin d'une mer d'huile et de la course tranquille de l'alizé. Alors on se dit que bon, maintenant qu'il est fixé sur ouvrir une salle de sports, on n'a plus qu'à se plonger dans le choix d'un appart près de la fac idoine qui garantira gestion/progression/haltères et spa..
Il faut bien reconnaître que lancer à 150 km de son coeur, son petit (1.90 mètre et chaussant du 46 tout de même), ça ne se fait pas d'un coup dossier internet. Surtout que ledit petit a l'air de vouloir
Et c'était sans compter sur un antagonisme plutôt virulent du côté de chez l'ex, géniteur de Môssieurl'ainé. "Quoi, staps, mais pas question, tu seras
Oups serait-il coincé entre le marteau et l'enclume ? Bougre, une discussion s'impose :
- "Il est où le problème ?"
- "Et si finalement, gestion /économie c'était mieux pour moi ?"
- "Euh, ben oui, ça te permettrait de prendre le temps de réfléchir, en plus on a un dut à 20 km de la maison,..."
- "Euh, oui mais non, je ne veux pas rentrer dans un cursus trop long, avec trop de grattage, je veux profiter de la vie..."
Mais bien sûr ! Comment n'avais-je pas vu arriver le coup du "Je veux profiter de la vie", forcément à 16 ans et compte-tenu des terribles obligations dans lesquelles nous l'avons coincé, il était temps pour lui de profiter de la vie ! Et si en plus ça pouvait être, en co-location avec ses potes, à plus de 100 km de chez les darons et à leurs frais, là c'était bingo, banco et loto cumulés !
J'ai tellement saoulé mes amies avec ça, que je me demande comment elles m'aiment encore ! Entre le "mais mon pôv petit qui va partir loin" et le "Ce gosse m'a prise pour une dinde de compétition" elles ont eu fort à faire pour me remettre sur les rails !
J'avais la conscience qu'il était trop jeune pour prendre un choix si "définitif" et qu'il était plutôt handicapé par un baobab... (forcément quand il a commencé d'annoncer qu'il aimerait autant ne pas faire plus de 20h de cours par semaine, ça m'a fait tilt...), mais il fallait trouver l'argument qui enfoncerai le clou : le nerf de la guerre, il ne me restait donc que : "soit tu veux partir, très bien, tu veux aussi te tourner les pouces, pourquoi pas, mais ne compte pas sur mon porte-monnaie pour y subvenir". Pas très reluisant sur le coup, mais bigrement efficace face à un ado qui ne veut rien entendre. La perspective de se coltiner, dans le meilleur des cas, 20 heures à servir des hamburgers pour boucler le budget, a finalement eu raison de ses velléités d'indépendance et de glandouillage
Résultat : son père l'a inscrit - pour des raisons que j'ignore encore - à St Quentin soit à une heure de train... Pour y faire quoi me demanderez-vous ? Je ne sais pas trop, éco/gestion/staps/tricot allez savoir, un ado qui veut prendre du bon temps est capable de beaucoup choses pour vous ruiner votre été ! Le mien d'été c'est fait, il lui reste celui de son père...
On t'aime encore et pis c'est comme ça!!
RépondreSupprimerT'inquiète, ton fils un jour te remerciera... Peut-être lors d'un apéro de vacances, les doigts de pied en éventail, qui sait... ;-)
euh bloger c'est pas hyper simple pour corriger les fautes dans les commentaires hein, ce qui explique que mon truc est foiré et que faut que je recommence...
RépondreSupprimerJe te répondais donc ma choupette, qu'imaginer que mon fils me remercieras en me servant un apéro de vacances est aussi illusoire que de penser que son père cessera d'être un blaireau.
Il n'empêche que j'aime passionnément cet enfant !
Ha mais j'ai pas dit que ce serait cet été hein l'apéro... Mais tablons d'ici 10 ans, hein ;-)
RépondreSupprimer(l'apéro sera bien frais du coup!)