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dimanche 27 juin 2010

Histoire sans parole...

 
Finalement ce genre de travaux me ressource, me rend plus légère, je pose mes ennuis, mes soucis au fur et à mesure que la machine avance sur le tissu, que les manches se posent, que la ceinture se termine ou que l'ourlet se roulotte.
Une respiration comme une autre, une bulle qui se referme sans que rien ne vienne l'ouvrir autre que le dernier point, et le couvercle de la boite à couture qui se referme.Boite qui devient trop petite d'ailleurs...
Parfois je me demande si ce que je fais vaut le coup, l'énergie, le temps que je consacre à ces bouts de tissus que j'assemble avec plus ou moins de patience et/ou de résultats. Parfois je me pose la question au moment de la création, ou quand je vois le vêtement trop longtemps posé.
Parfois je ne me la pose pas, comme quand ce matin je l'ai vu descendre dans son kimono rose et blanc, toute endormie encore, mais toute fière d'avoir réussi ce noeud à "bouclette" qu'elle ne maîtrise pas encore.
Et puis je ne me la pose pas non plus, quand je vois PierrotCadet, descendre un soir dans son sweat gris, il ne faisait pas si froid que ça, il avait juste besoin d'un peu de chaleur, de réconfort, cette fin d'année scolaire le secouait un peu fort.
Alors je retournerai m'enfermer dans ma bulle, et je me poserai ou non les questions de savoir si ça vaut le coup, mais là pour aujourd'hui, j'ai la réponse.

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