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vendredi 6 avril 2012

Fugidinha



Parce qu'aujourd'hui et pour quelques jours je préfère avoir la tête ailleurs qu'avec moi dedans...

Alors ça, ça tourne à fond de basse, de caisse, de bruit, j'oublie de penser.

Pourtant il faudra bien que je pense hein, il faudra bien, mais plus tard, dans quelques semaines, quand je n'aurais plus d'autres choix que d'affronter ce qui se prépare, là-bas, dans le coeur de ma famille...

14 commentaires:

  1. reculer pour mieux sauter ???
    J'espère que rien de grâve.

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    1. Non pas mieux sauter malheureusement. Reculer pour ne pas affronter la réalité. Grave la réalité, et inéluctable. J'ai beau avoir eu le temps de m'y préparer, je me sens juste lâche.

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  2. Ouh là! ça a l'air grave et très chiant... moi côté brazil j'écoute stan getz, astrud gilberto, gilbero gil... très beau mais bof pour le moral, laisse tomber. Pour le reste, bon courage.

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    1. Oui, chiant et grave. Donc m'en fous que ça ne soit pas académique mon brazil, j'aime autant une variété qui me met la patate... je reviendrais à de la moins bouse quand j'irais mieux. (connais pas stan getz... j'y vais de ce pas)

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  3. T'y penses donc tu n'es pas lâche. Certaines réalités ne sont pas facile à affronter et personne n'a encore trouvé la cape du super héros (sinon je l'aurai déjà gardée pour moi ...). Dans ces cas là, je suis capable de mettre le bagad de Lan bihoué à fond les boulettes dans la voiture.

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    1. Le bagad... faut que j'y pense... :-)

      Bon depuis deux jours, ça tourne en boucle, et ça ne m'empêche pas de penser.

      Pour la cape, là aussi, si je savais que ça existait j'en aurais une, et une pour ma mère qui la mérite bien plus que moi.

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  4. On se fait souvent rattraper par notre propre, non pas lâcheté mais aveuglement ou refus d'affronter... Et puis on affronte et la tempête passe et tout passe, finalement. Même si c'est lourd à porter/affronter/assumer. Même si on n'est pas fière de soi, ni avant ni pendant ni après... Courage... ça va venir, ça va tempêter... et ça va s'estomper. Reste debout, c'est tout.

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    1. La tempête ne passera pas je crois. Ce n'est pas seulement une histoire de fierté, parce que le principal intéressé se fiche bien du résultat. C'est pour les "collatéraux" que je me pose des questions, "j'y vais ? J'y vais pas ?" Ma présence ne changera rien ni pour lui ni pour moi, mais pour elles peut-être. Je n'ai pas envie que mon absence les mettent mal à l'aise. Mais faire les choses pour que quelqu'un d'autre que moi me "juge" c'est pas vraiment ma philosophie de vie.

      Je n'ai pas fini d'y réfléchir je crois.

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  5. Où en est ta culpabilité ? Celle qui inévitablement surgira... Si tu penses que tu pourras t'en accommoder lorsqu'elle viendra faire coucou de temps à autres (parce qu'elle le fera, de loin au coin d'un coup de mou, sans prévenir...)fais ce que TU as envie de faire (ou de ne pas faire). Mais si tu penses que tu auras parfois du mal avec ladite culpabilité, avance un pas après l'autre, sans conviction mais pour les autres. Si c'est de l'affection que tu as pour les "collatéraux", ça peut te motiver (pas en dansant la gigue mais juste en y être, on ne te demandera pas de faire des bonds de sincérité non plus...) Parfois on n'a rien envie de donner aux autres, et on a le droit. ça ne se discute pas, la notion de "devoir" n'adoucit pas les choses. Mais d'autres fois "faire" coûte moins que "ne pas faire". Comment te sentirais-tu vis à vis des "elles" si tu y allais ? A toi de voir ce que tu as envie ou ce que tu peux ou ce que tu veux leur offrir à ces elles. Et à ta conscience (on n'a pas dit "devoir" ni jugement des autres, hein... ne confond pas) Bises et fais au moins pire. On n'aime pas quand la vie nous fait faire des trucs contre notre nature profonde... Mais ça arrive.

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    1. Ma culpabilité va bien. Elle ne reviendra pas me faire coucou quand je n'en voudrais pas, je sais aujourd'hui ce qui me rend coupable, honteuse, ou pas. Je sais, au prix d'un vécu très lourd, ce que je suis capable d'endurer ou d'assumer. Là ce n'est pas de ma culpabilité qu'il est question. C'est de leur bien-être à elles. De leur sérénité vis à vis de moi. Moi et moi on s'entend bien, on est plutôt d'accord. C'est "elles et moi" qui me tourmente un peu. Par contre, si j'y vais c'est sincèrement, pour elles, et pour ça, il me faut du temps. Elles le savent. Je sais ce que j'ai envie et ce que je peux leur donner, la question est plutôt "Quand".

      La question de devoir ne se pose même pas ici. Je ne dois plus rien à personne et ce depuis longtemps. Elles le savent et sont parfaitement d'accord avec ça, puisque ma soeur est comme moi à ce niveau là et que ma mère elle, l'a tellement vécu ce "devoir" qu'elle nous interdit aujourd'hui de le lui rendre. Elle nous a déculpabilisé du devoir filial et familial :-)

      J'irais, parce que j'en ai envie, pour elles, pour les revoir elles, parce qu'elles le méritent et que je le veux. Mais ce sera à mes conditions. Les choses avancent, aussi grâce à vos commentaires.

      Pour l'instant, je suis toujours dans la réflexion...

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  6. Ben moi je t'aime grave ! :))
    Man

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  7. "J'irais, parce que j'en ai envie, pour elles, pour les revoir elles, parce qu'elles le méritent et que je le veux."

    Tu as trouvé ta réponse toute seule... Bisous

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