Je m'autorise un droit de réponse, aussi puéril, futile et surtout inefficace qu'il soit.
Pour celles qui me lisent, vous avez peut-être eu l'occasion de lire chez une "dame" un article complet puis un paragraphe me concernant, qui auraient pu vous surprendre... Une espèce de règlement de compte unilatéral avec force culpabilisation, en public, parce que sinon effectivement c'est moins drôle.
J'ai toussé, très fort, j'ai même failli m'en étrangler d'effarement, tellement ce que j'ai lu était non seulement injuste mais loin de la réalité !
Non, la dépression n'excuse pas tout, non le virtuel ne peut pas être que virtuel, parce que oui les mots peuvent terriblement blesser surtout quand ils sont injustes et fielleux. Oui j'ai souffert d'être rejetée, parce que j'ai eu l'audace de penser que mon amitié n'était pas vaine.
Il faudrait voir à bien comprendre que les choses fonctionnent dans les deux sens, qu'on ne peut pas reprocher aux uns ce que l'on fait soit même subir à ces uns !
Et s'il y a bien une chose dont je suis certaine, c'est de n'avoir jamais été, jusqu'à ce matin, méchante et odieuse comme on a pu l'être avec moi. De n'avoir jamais exposé en public ce qui aurait du rester une affaire privée et d'avoir toujours, je dis bien TOUJOURS depuis 5 ans, gardé le lien, ici ou ailleurs sans le rompre une seule fois, malgré les indénombrables fois où l'on m'a dit "NON" et refusé une rencontre basée sur une amitié sincère et réelle.
Qui se dit amie et envoie à la poubelle un cadeau fait en commun, et ce sans même s'en excuser directement et personnellement auprès de ceux qui ont participé ?
Qui se dit amie et refuse toutes les invitations à se rencontrer ? Et ce sans autre explication que "je ne viendrais pas", pour le mieux, voir prétextes fallacieux pour le pire ?
Qui se dit amie et passe systématiquement par des messages publics plus ou moins codés, pour exprimer ce qui pouvait simplement être dit en privé ?
J'ai donné, tenu, aidé, expliqué, soutenu, redonné sens à des choses trop lourdes à porter, j'ai appelé, laissé des mails, j'ai envoyé des cadeaux parce que j'aimais la personne pour qui je les avais pensés et conçus, voulant au-delà de tout, faire plaisir et apporter de la douceur dans une vie que je lisais rêche et solitaire. J'ai vraiment fait tout ce que je pouvais faire, sans faiblir, sans lâcher, même quand ma propre vie n'était pas facile.
J'ai reçu en retour, des gentillesses, des soutiens, des cadeaux aussi, tout comme ma fille, j'ai aussi eu des messages de compréhensions sur des expériences similaires, qui m'ont aidée à avancer. J'ai eu l'impression d'être entendue, comprise, mais j'ai aussi souvent vu disparaître des mots, des images, j'ai souvent attendu des réponses, j'ai aussi été, à maintes reprises, enlevée, remise, d'une liste d'amis sur un mur, qui n'est resté que virtuel.
A chaque fois, je me suis inquiétée, j'ai relancé, envoyé un mot, pour dire que j'étais là. Pour m'excuser aussi, si j'avais par inadvertance fait du mal.
Et il y a eu le "non" de trop. Celui qui m'a été balancé à la tête sans ménagement, un gros et méchant "non", parce que j'avais, une nouvelles fois, invité à partager des instants, puisque j'avais lu que la solitude pesait trop. Il n'y a pas que moi qui l'ai mal vécu, ce "non". Mon mari aussi, tout comme ma fille qui n'ont pas compris pourquoi d'un coup, ce week-end à Londres ou ces quelques heures ailleurs que l'on voulaient être joyeuses et amicales n'étaient plus possibles à partager. Ma famille m'a vu pleurer. Pas seulement parce que ce non m'a été lâché en public, sur un blog, mais parce que tout ne s'excuse pas aussi facilement avec un "oups, mais on m'a dit que je pouvais dire non, alors j'ai dit non". J'ai reçu des messages privés, de celles qui l'avaient lu et qui elles non plus n'avaient pas compris pourquoi on m'infligeait ce refus avec une telle brutalité.
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Alors oui, au bout de 5 ans j'ai eu le droit d'être fatiguée d'être ballottée comme ça, d'être envoyée d'un mur à l'autre. D'être refusée, effacée, disparue, sans savoir pourquoi (si ce n'est que la dépression fait faire n'importe quoi, peut-être, enfin pas toujours non plus).
Oui, fatiguée d'avoir été passé à la moulinette, dans tous les sens et d'avoir appris qu'on m'avait menti effrontément, alors que moi de mon côté j'étais tellement inquiète et affligée de ce que je lisais.
J'ai répondu, un peu tardivement je l'avoue, avec tout ce que je pouvais mettre d'empathie, de compréhension, en disant que je préférais mettre un peu de recul dans cette relation qui venait de tant me faire souffrir. J'ai souhaité que sa nouvelle vie se passe mieux, qu'elle y trouve de la sérénité et que les amis qu'elle décrivait présents allaient lui permettre d'aller de reprendre le bon chemin. J'ai répondu parce que je pensais qu'effectivement, d'autres se montraient meilleurs que moi dans l'amitié. Plus présents, moins loin, moins boulets certainement.
On m'a répondu "ok" (juste "ok" hein, rien d'autre que "ok")
Et puis on a balancé un gros pavé en public. Et un deuxième. Et un troisième. Pas une fois un mp, pas une fois un mail ou un sms, pour dire que ben quand même, ça faisait un peu chier aussi. Pas un seul putain de mot d'excuse personnel. Par contre, par blog, quelques gros pavés bien accusateurs (je n'étais pas la seule visée, même si je suis un peu susceptible, je ne suis pas totalement crétine) et comme nous avons les mêmes lectrices, il n'aura pas été difficile, à nos communes, de me reconnaître. Oui, moi, Lapunaise, une vilaine lâche qui mettait un gros clash sur une amitié de 5 ans, parce que je n'avais rien compris à la dépression. Sauf que dans les gros pavés, il manquait la moitié des choses, à savoir : ma version.
Alors j'ai répondu en privé que je trouvais que ça manquait un peu d'élégance cette mise en accusation, et on m'a répondu "fiche moi la paix". Alors j'ai répondu en public - parce que je suis têtue et que je n'aime pas vraiment l'injustice, surtout à mon égard. Et là, en public, on m'a remercié d'avoir jeté comme une merde.
Moi, je t'avais jeté comme une merde ?!
NON je ne t'ai pas jeté comme une merde Manuella.
Non et encore non ce n'est pas moi qui t'ai traité comme une merde.
Toi toute seule tu t'en es chargée. Et cette fois, arrête de passer par le blog, t'as toujours mon n° de téléphone et mon e-mail, voir les mp de FB pour me parler et expliquer.
J'ai juste voulu arrêter de souffrir du fait que tu n'étais pas et ne voulais pas être réellement mon amie, et en rien je ne t'ai jeté parce que tu ne correspondais pas à mes exigences. Je ne demandais pas la lune, juste franchir la barrière du virtuel, comme je l'ai fait avec tant d'autres ici, même si oui, pour certaines, la rencontre ne s'est pas faite faute de moyens et certainement pas d'envie !
Alors penses moi faible, penses moi lâche, penses ce que tu veux, mais non je ne suis pas ce que tu as écris sur moi.
Tu as voulu me descendre en public, et puis finalement ça a du te tracasser un peu, alors comme d'hab, t'as tout effacé. Comme ça, voilà, c'est fini, c'est passé, ce n'est plus lisible, on passe à autre chose. Une espèce de "j'ai rien dit, j'ai rien fait, c'est pas moi".
Mais là tu vois, j'ai eu le temps de le lire, avec d'autres, que tu me reprochais de t'avoir traitée comme une merde. Et ça a été de trop. Pourtant, je sais que tu ne l'as pas écrit en voulant me faire du mal, sauf, que tu n'as plus huit ans et demi et moi non plus. Et là, c'était vraiment de trop, ça m'a profondément blessée, encore plus que d'avoir lu que mon silence te rappelais l'époque où tes copines de classe te traitaient d'ovni et t'avaient abandonnée avec une petite de 8 ans. Ou de lire que j'avais décidé de ne plus faire partie de ta vie, alors que je t'ai écrit que je ne pourrais plus m'impliquer comme je l'avais fait jusqu'à maintenant, parce que moi aussi j'avais mal, très mal. Je ne t'ai jamais traité comme une merde. Et t'aurais du y penser avant de l'écrire et que ce soit lu.
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