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mardi 29 septembre 2015

Déplacer des montagnes...























Pour celles et ceux qui savent, Môssieurl'ainé a traversé une tempête. Aujourd'hui je relativise, en disant que ce n'est qu'un grain.


Mais grâce à ce grain nous avons pu mesurer à quel point notre entourage, nos potes, notre réseau est non seulement généreux, mais d'un soutien inconditionnel.

Problème, solution !

Quasi aussi immédiat que ça.

Outre notre entourage amical (et le mot amical prend ici tout son sens), nous avons pu fonctionner en famille. La force de ce gamin a été et sera toujours sa famille (et les amis).

Je disais à ma maman "Tu vois, on a fait comme au rugby, un pack, pour rentrer dans la mêlée"

C'est crétin, mais je suis fière de ça. Fière de savoir que nous sommes suffisamment intelligent, humain et aimant pour dépasser les limites que la vie nous impose. Il avait besoin de nous, nous avons fait bloc et foncé.

Je savais que nous étions là les uns pour les autres, je le savais, j'avais déjà pu l'expérimenter. Mais je ne savais pas à quel point nous pouvions être soudés.

Raisonnablement, il aurait pu se débrouiller seul. Il aurait pu faire autrement, revenir à la maison. Il aurait pu aller squatter chez un pote. Mais non. Nous n'avons pas voulu. Je ne suis même pas certaine que nous nous soyons posé la question.

Il était malheureux, nous avons serré les rangs le temps de le porter jusqu'à ce qu'il ait repris son souffle.

Tous, famille, amis (surtout amis, sans eux, sérieux, je serais encore en train de pleurer).

Pack, Mêlée. Essai transformé.

Malgré les "couacs". Parce que le vendredi soir de l'aménagement, il y avait un gros couac. L'appartement prêté n'était pas tout à fait conforme à ce qui était prévu, très sale, très en vrac, très pas du tout du tout habitable.

J'ai dit "je viens dimanche, ça sera habitable dimanche soir". Alors qu'au moment où je disais ça, je pensais "ça va pas être possible, va falloir une semaine !"

Alors mon moral, ma bonne volonté de maman et moi, nous avons fait : Pack. Mêlée. Essai transformé.

Mon plus beau remerciement : "Heureusement que tu es là, sans toi, je n'y serais jamais arrivé".

"Je ne sais pas si nos enfants se rendent compte à quel point nous sommes capables de bouger les montagnes de place pour leur faciliter la route. Et à quel point nous pensons que c'est impossible avant de bouger la première pierre... "   (Petit rien que j'ai laissé chez une amie mais qui méritait bien que je vous en fasse profiter aussi).

12 commentaires:

  1. Quel bonheur de lire tout cela ! c'est beau la famille ! Et oui, on fait tout ce qui est impossible quand c'est pour nos enfants ! :D
    j'ai moi aussi soulevé ma montagne cet été et mes enfants sont heureux maintenant ! Youpi !
    Et bonne route à Môssieurl'ainé, que les vents lui soient favorables maintenant !

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    1. La famille, mais les amis aussi. Et dans la famille, je suis obligée d'y mettre les amis. Comme une "petite" soeur, un autre" frère, des gens qui n'ont pas de lien de sang, mais qui en sont tout aussi dignes.

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  2. Oui, plein de bonnes choses à ton "grand" et du bonheur ! Un jour, il suivra ton exemple et déplacera les montagnes pour ses propres enfants ! Bisous à tous :-)

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    1. Ah ma biquette ! Il est de l'eau sous les ponts avant qu'il ne déplace les montagnes pour ses propres enfants. Chat échaudé...

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  3. Parfois les vents sont contraires... Puis ça repart! Tu resteras le port où s'abriter.

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    1. Le vent était contraire, et il l'a remis à l'endroit. Je resterai le port, tout comme son père, son beau-père, sa belle-mère, son frère, nos potes. Les ports où se mettre à l'abri.

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  4. Et finir la journée vannée, moulue, mais tellement heureuse… Ta dernière phrase est tellement vraie !

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    1. Oui c'est d'ailleurs à se demander comment jai réussi à ne pas me coller des courbatures.

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  5. Vous récoltez ce que vous avez semé autour de vous, vous le méritez bien !!
    Quant au enfants ils en prennent conscience mais il en faut du temps....
    bisous

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  6. pfiou j'ai les larmes aux yeux sur ta dernière phrase....pfiou, ça me parle, ça me parle !!
    Et comme dit au dessus, vous faites du bon boulot !!!!

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    1. Ca me parle aussi tu sais. Ma mère m'a fait comprendre à quel point elle aussi avait été, et est encore concernée par ce déplacement de montagness. Et que ça a tendance à se multiplier avec l'âge et lexpérience vécue. Mais tu sais quoi ? si on fait du bon boulot c'est parce qu'on a de bons exemples.
      Des bisous tout doux.

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