Il fallait que je me rende à l'évidence, j'ai toujours toujours aimé les courses de moto, le bruit qui va avec, les pits, les stands, les entraînements, les warm-up, les essais, les pilotes qui courent (ou qui pleurent) et ce depuis ma plus tendre enfance, depuis mes 4 ans* en fait, depuis mon premier tour de mobylette... 40 ans d'amour inconditionnel de bruit et de fureur.
Je ne dis pas que j'aime le bruit dans n'importe quelle condition, n'importe quel bruit et à n'importe quel moment. Voir même, je n'aime pas le bruit pour le bruit... Il faut qu'il soit cantonné à un circuit, une route, un instant. Il y a notamment un bruit très particulier, un instant T que j'apprécie en plein : celui où les pilotes sont la tête dans leur bulle, leur guidon, la poignée de gaz enclenchée, le moteur qui monte dans les tours, et qui atteint son sommet quand le feu passe au vert ou que la grille s'abaisse. Ce bruit là, celui qui part de la ligne droite pour finir dans le premier virage. Celui qui disparait pour revenir plus fondu le tour d'après. Ce cri de moteur poussé dans ses derniers retranchements qui passe en stéréo d'une oreille à l'autre. Encore confirmé ce week-end, ce bruit n'a pas d'image associée, la moto va trop vite, on ne la voit pas, et je crois qu'elle ne m'intéresse pas sur cet instant là.Pour la fureur, c'est idem, elle doit être limitée à un genre bien particulier. Celle qu'on trouve entre pilotes sur une piste faite pour ça. Des blocks-pass, un combat, un intérieur, un extérieur, un freinage, un tactique, une technique, un angle bien pris, un amorti bien fichu. Un pilotage à la fois coulé et agressif mais respectueux. La gagne, la gniak, l'envie d'aller au delà de ce que l'on connait de la machine et de ses propres performances.
Oui, voilà j'aime tout ça.
J'aime aussi l'ambiance dans les pits, les repas avec les différentes équipes, les officiels, les organisateurs, les bénévoles et tous ceux qui sont indispensables au déroulement de l'événement. J'avoue avoir une nette préférence pour le côté organisateur, le contact vip, les réceptions dans les salons, les camions, les loges etc etc. Mon côté paillettes comme dirait ma cops Christelle. Mais j'aime aussi être confronté à un problème d'organisation, devoir trouver une solution vite, filer un coup de main à l'équipe de la Croix-Rouge pour une évac, quand ce n'est pas choper un marteau et un tourne-vis pour fixer une banderole, un fléchage ou autre.
Passer en douce dans un stand pour écouter le bruit des clés, des bancs, des moteurs à l'essai, pour entendre rire deux pilotes confrères ou pas, voir un pilote qui, les yeux fermés, les mains tendues repasse son circuit, un kiné qui veille, un mécano qui met au point, un manager qui s'inquiète d'un train de pneu pas arrivé.
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J'aime cette fureur et ce bruit là. Depuis toujours...
* Peut-être pour me démarquer de mes "copines" de classe, bien plus jolies, plus intelligentes, plus riches et plus populaires que moi, j'ai exacerbé cette "addiction" quand j'étais ado. Et depuis vraiment depuis, elle ne m'a jamais lâchée.
Les photos ont été prises ce week-end au Super Bike de Magny-Cours




Tu en parles tellement bien, on sent bien que c'est TON truc :-)
RépondreSupprimerOui, ça reste par contre un loisir assez exceptionnel, je ne suis pas sur les terrains/circuits tous les week-end hein !
RépondreSupprimerMa fille est fan de F1... moi aussi d'ailleurs... découverte mémorable lorsque je vivais en Belgique, le Grand Prix de SPA...
RépondreSupprimerBref, on est des vraies filles quand même hein oui !!!! :)
Bisous,
Man