Début là...
Donc la question assénée de but en blanc.
Et là... dans ma tête ça fait floc-floc...
Donc oui, tiens, si je ne tenais ni compte de mes études, ni de mon taff actuel, que voudrais-je vraiment faire ?
DE LA COUTURE ! Moi voilà je veux coudre, je veux coudre et je veux coudre.
Mon moi et moi-même serions raccord si je pouvais vivre de ma couture.
Et ma copine envoie ça, extrait de là : "Rezozen - Activer sa zone de génie"
"Dans ce livre, tu abordes toutes les zones qu’on peut explorer : la zone d’incompétence, de compétence, d’excellence et de génie et tu parles de cette zone de confort qui finalement est une zone de médiocrité. Mais bien souvent on peut stagner très confortablement dans sa zone d’excellence. Peut-on se dire médiocre dans sa zone d’excellence ?
C’est différent ! La zone d’incompétence, c’est quand on s’assigne des tâches que quelqu’un ferait mieux que nous. Je me rends compte que, encore maintenant, je peux très vite avoir tendance à essayer d’être la super woman qui va tout mener de front. Du coup, je passe trop de temps et d’énergie à essayer de faire des choses qui sont de l’ordre de ma zone d’incompétence. On s’en sort, on arrive à un résultat un peu près potable, mais quel gâchis de toute cette énergie et tout ce temps qui n’est pas consacré à autre chose.
Après il y a la zone de compétence, on fait des choses que quelqu’un d’autre ferait aussi bien que nous. C’est en général la zone dans laquelle on est coincé par des diplômes, une expérience professionnelle, on se dit : « Je dois rester dans cette zone de compétence, je n’ai pas le choix, c’est lié à mon diplôme, à mon CV, c’est dans la lignée royale de mon CV. »
Il y a ensuite la zone d’excellence. Tout le monde ne navigue pas dans cette zone, uniquement ceux qui ont compris comment le système fonctionne, et qui du coup arrivent à créer du résultat et peut-être dépassent les attentes des autres. Dans la zone d’excellence, on est souvent bien payé, on a de la reconnaissance extérieure, on est bien vu et souvent on est dépendant de cette réussite. Le problème de cette zone d’excellence se manifeste quand des personnes se réveillent un jour, en disant : « Ok, je gagne bien ma vie, j’ai une belle voiture, je pars en vacances, je suis vu par mon conjoint ou ma famille comme quelqu’un qui a bien réussi. »
Mais ces gens se sont se levés un matin, en disant : « A quoi bon ? Je ne peux pas faire ça encore pendant 10 ans ! » Comme s’il y avait toute une partie d’eux-mêmes qui mourrait à l’intérieur. Il y a une perte de sens. Ce sont des gens qui ont été excellents, conformes à ce qu’on attendait d’eux et qui ne se sont pas donné la permission d’être pleinement eux-mêmes, d’agir sur ce en quoi ils croient, d’activer leur talent et d’aligner leur vie. C’est là où la zone de génie arrive, c’est ce moment où nous arrivons à aligner notre vie avec qui nous sommes vraiment. C’est ce moment où nous nous donnons la permission d’être nous-mêmes, où nous nous donnons la permission d’activer nos talents, souvent très imparfaits. Véritable malentendu : nous pensons que notre brillance doit être parfaite, en fait, pas du tout. Notre brillance est souvent imparfaite parce qu’elle est rouillée, on ne s’est pas donné la permission de s’en servir depuis des années. La zone de génie c’est ce moment où on va oser agir selon nos valeurs, nos convictions, on va oser se dire : « Ce que je pense, ce qui émerge en moi, mes idées, mon point de vue, c’est important et peut-être que ça mérite que je crée du changement autour de moi, dans mon environnement professionnel, dans mon environnement familial, à l’échelle de mon village, dans ma ville, dans ma communauté, que je devienne acteur du changement ». C’est ce que j’appelle devenir entrepreneur du nouveau monde.
Ces zones d’incompétence, de compétence, d’excellence et de génie sont des concepts de Gay Hendricks : il explique que juste avant de passer dans notre zone de génie, ce que j’appelle notre zone de brillance, on est confronté à notre upper limit et la upper limit c’est ce moment où on se sabote. Ce qui est intéressant, c’est de prendre conscience qu’au moment où on s’apprête à basculer dans notre zone de génie, au moment où on s’apprête à oser être nous-mêmes, on se prépare, on se dit : « Allez j’y vais, j’arrête d’être conforme à ce que les autres attendent de moi, je vais oser agir selon mes convictions, je vais osez aligner ma vie avec ce dont j’ai vraiment envie. » On se lève le matin et là, on se dit : « Mais qui suis-je pour oser prétendre que je peux faire ça, il y en a d’autres qui l’ont fait avant moi, mieux que moi, pourquoi m’embêter à essayer de faire ces choses-là… ? » Parfois, on est tellement terrorisé par ces questions-là qu’on se sabote et souvent de manière inconsciente. On peut développer des allergies, avoir un accident de voiture, ou se disputer avec un membre de notre famille, du coup on crée une magnifique diversion, qui fait que l’on n’est pas obligé d’être confronté à notre croyance limitative et d’accoucher de notre nouvelle version de nous-mêmes. Je prends le mot accouchement parce que c’est douloureux, mais c’est pour une libération créatrice."
A la fin du 4e paragraphe j'ai juste envie de pleurer. Parce que je n'en peux plus du jeune cadre dynamique qu'on nous sort ABSOLUMENT partout, comme s'il n'y avait que ça de possible, de valable, de correct.
Mais je poursuis (d'autant plus facilement que le 4e et 5e paragraphes ne font qu'un que j'ai scindé pour pouvoir glisser ma tirade sur le jeune cadre dynamique...)..
Et arrive le "Mais ces gens se sont se levés un matin, en disant : « A quoi bon ? Je ne peux pas faire ça encore pendant 10 ans ! » Comme s’il y avait toute une partie d’eux-mêmes qui mourrait à l’intérieur. "
Voilà je suis là, à ce point là moi exactement... Depuis un moment même déjà....
Une vraie question, un vrai courage ... ou pas?
RépondreSupprimerEntre le désir vital de se réaliser, enfin, et la crainte d'être toujours attirée par une herbe hypothétiquement plus verte ailleurs....*
Où est ce que j'ai rangé cette fouttue boule de cristal? celle qui sait tout et saura me conseiller, me dire...?????
C'est une vraie question, mais pour moi, ce n'est pas une question de courage. le courage c'est pas ça. Là c'est une histoire de volonté, de ténacité, de sortir de sa zone de confort. Le courage c'est affronter le danger, la souffrance, la fatigue. Or là il ne s'agit pas de ça. Il n'y a pas de danger, pas de souffrance et pas de fatigue.
SupprimerLà c'est de l'audace qu'il faut, vraiment de l'audace. Et l'audace ça fait 5 ans que je la tiens sous bride.
Et toi alors, courage, audace ???
Si ce n'est que l'herbe n'est pas plus verte ailleurs, mais que ça serait bien que ça soit mon propre champ que je cultive et pas celui d'un autre.
SupprimerJ'y réfléchis depuis un moment. Mais les impératifs financiers sont là. Et j'ai 49 ans. Et pas de mari pour me filer un coup de main si je me plante en chemin. Donc là si je me loupe je finis sous les ponts... mais tu as raison , c'est une vraie question. Sauf que moi j'aime mon boulot, mais pas les conditions dans lesquelles on exige que je l'exerce... mais cela dit, peut-être que toi, en couture, ça pourrait le faire non ? Coudre pour le théâtre, ça t'irait bien ! Notre photographe au bureau est devenue auto-entrepreneur depuis son licenciement économique. Nous demeurons son client majeur pour les produits, mais je pense qu'elle vit bien et qu'elle est plus sereine qu'avant.
RépondreSupprimerElle a fait une étude de marché, monté un dossier, etc...
Faut bien préparer les choses. Et même si tu ne le fais pas au bout du compte, ça ne coûte rien de poser les choses à plat et de se projeter pour faire un bilan.
Enfin, je dis ça hein.... des bisous !
Si tu aimes ton boulot c'est très différent. Non pas que je n'aime pas ce que je fais, mais franchement j'aimerais mieux faire de la couture pour le théatre oui ! Ta collègue est passée par quel cheminement pour son activité d'auto-entrepreneur ? Je n'arrive pas à savoir si c'est une bonne option ou non pour moi. Ca me bloque complètement !
SupprimerPour être autoentrepreneur , il faut passer par la chambre des métiers si tu crée. Dans ce cas là , tu es un artisan et il est obligatoire de faire un stage payant de 5 jours (sauf si tu as certains diplomes ou expériences. J'accompagne ma soeur agée de 50 ans qui vient de se faire licencier pour inaptitude à son poste de travail suite à un gros burn out et quasiment 1 an d'arrêt de travail et souhaite s'installer comme créatrice d'objets décoratifs (tableau, bouquet déco). Elle a réalisé qu'elle n'en tirera pas un vrai revenu mais plutôt un appoint. Si cela t'intéresse, n'hésite pas à te renseigner à la chambre des métiers de ton département (préfecture ou sous-préfecture). Elle et son mari avaient demandé un rendez-vous pour se faire expliquer tout cela. Le rendez-vous les a bien renseigné. J'ai également un collègue dont la femme (suite à un licenciement) s'est lancé dans la couture comme ce que tu souhaites faire. Pour info, au bout d'un an, elle n'arrive pas encore à se faire un revenu mais au moins couvre ses charges. Elle travaille à domicile mais participe communautairement à la gestion d'un magasin de vente de produits fabriqués par des auto entrepreneurs à Nantes. Si cela t'intéresse, je peux t'envoyer les liens en messagerie privée.
RépondreSupprimerje vais prendre un statut d'auto entrepreneur partiel puisque j'ai déjà un boulot de salarié. Le stage est systématiquement induit si tu passes par là chambre des métiers. Mais il n'est pas du tout obligatoire. Recommandé mais pas obligatoire (J'ai du tout lire sur les obligations légales de l'auto entreprise depuis 5 ans).
SupprimerLa création d'entreprise en micro entreprise ou eurl nécessite un niveau scolaire mini cap (pro) +expérience ou bac général si rien à voir avec l'activité. Et passage par une pépinière d'entreprise.
Bien sur on peut se lancer sans rien mais c'est aller au casse pipe.
Ma filleule a créé sa boîte dauto entreprise en 3 mn chrono. Elle donne des cours d'équitation dans divers haras ou pour des propriétés privées. Elle déclare son revenu par trimestre fiscal mais mets ses charges de côté au fur et à mesure de côté. Ca fait deux ans et elle s'en sort. Avec son boulot de salarié à temps partiel. Mais nos activités sont différentes et ne dependent pas de la même administration.
Je veux bien tes liens l'adresse mail est sur le côté du blog. Ça m'ouvrirai de toute manière des pistes non négligeables.
Merci merci de ton message !
Bon, Nanou est de bons conseils, et puis j'arrive après la bataille ! Ma collègue a un statut de photographe, mais j'ignore son parcours pour le statut d'auto-entrepreneur. Je me renseignerai. Elle travaille chez elle. Elle fait des "prestas" (prestations avec factures à l'acte). Je n'en sais pas plus, mais elle en vit bien pour l'instant. Elle a 2 jeunes enfants et vient de divorcer. Mais elle s'en sort. Je suis contente pour elle.
SupprimerMan, mais tu n'arrives jamais après la bataille voyons ! Tous conseils sont bons à prendre. Je veux bien le parcours de ta collègue. Je pense qu'elle est elle aussi dans la prestation de services, mais je veux bien les détails aussi.
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